Presence

In the presence of God

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Kunzang
fev 2014

P comme Présence, I comme Impact

Qu’est ce que la présence ?

Nous sommes, et ceci est valable pour chacun d’entre nous, l’expression de nos idées, de nos pensées, de nos concepts.

Progressivement, avec nos expériences, parfois nos traumas et nos souffrances aussi, progressivement, nous nous sommes transformés en bibliothèque d’expériences : c’est à dire que nous sommes d’une certaine façon la somme de nos expériences, des idées et des pensées que nous avons choisi, collecté, expérimenté, intégré. Ainsi nous avons constitué, une vibration, notre vibration.

Progressivement, nous avons fait le tri, nous avons gardé ce qui fonctionnait, et éliminé ce qui ne fonctionnait pas. Ainsi nous avons chacun créé « notre univers », qui contient « nos » vérités.

Bien sûr, chacun d’entre nous exprime son univers, à tout moment, par notre présence, par nos attitudes, par nos paroles et par nos gestes, sans nous en apercevoir, nous exprimons tout ce que nous avons réalisé et vécu. Nous émanons tout ce qui s’est imprimé en nous.

C’est pour cela qu’au contact des uns et des autres, « quelque chose » se passe : la présence de certains êtres nous inspire. En réalité, chaque nouvelle rencontre est comme un choc car « quelque chose » se transmet dans la présence, dans les paroles.

Tout ce que l’autre a vécu se transmet et émane littéralement de son être. Il n’a même pas besoin de parler, il a juste à « être. »

Comme nous sommes littéralement « un », la présence, la proximité, la voix, le regard se transforment en outil de communication invisible…

Ce n’est pas seulement ce que nous entendons ou ce que nous voyons qui nous éveille, ce sont toutes les vibrations invisibles qui émanent d’une personne. Sa joie, son sourire, sa bonne humeur, sa bienveillance, son amour, sa présence, c’est tout cela qui nous impacte. Les paroles sont comprises par notre « cerveau gauche » notre intelligence analytique, mais l’essentiel passe par le cœur, par le cerveau intuitif, par le cerveau « droit ».

De nombreux êtres éveillés enseignent dans la présence, d’autres font des « hugs », d’autres enseignent dans le silence, toutes les voies sont belles.

C’est extraordinaire, mais je n’ai jamais été aussi proche des gens. En effet par leur simple présence, comme une éponge, je « deviens » littéralement « eux », je ressens leur état d’être, c’est amusant. Certains sont reposants, tranquillisants, alors que d’autres sont vivifiants. Certains sont très mal à l’aise et souffrent, tandis que d’autres sont dans la contemplation et la paix. Plus nos sens sont travaillés et aiguisés, plus l’autre est accessible et compris. Il suffit de l’écouter, il suffit de le regarder pour le comprendre.

Oui, nous pouvons aiguiser et « méditer » nos sens, c’est à dire les écouter profondément, les ressentir pleinement.

C’est amusant mais quelque chose a changé, mes besoins ont changé : désormais, ma plus grande joie se situe dans la présence des autres. Je me nourris d’eux, de ce qu’ils expriment. C’est devenu mon besoin premier : être dans la joie et l’amour de l’autre. Ce besoin de l’être n’avait jamais été perçue  auparavant, mais progressivement, c’est toute ma vie qui commence à s’articuler autour de ce besoin fondamental : création d’une liste a, b et c, puis compréhension que nous pouvons créer notre paradis en choisissant d’être avec ceux qui nous aiment.

Mais pourquoi n’avais-je pas compris cela plus tôt ?

L’ignorance est véritablement ce qui crée les souffrances, et plus nous pouvons passer du temps avec des sages, plus nous passons de l’ombre à la lumière, de la souffrance à la joie.

L’homme a été conditionné pour « croire » qu’il avait certains besoins. En réalité, les véritables besoins de l’être ne sont pas du tout ceux qui sont vendus par la publicité et les médias.

Le véritable besoin de l’homme, c’est d’être avec des proches qui l’aiment et qui le comprennent. C’est en créant cet environnement paradisiaque qu’il pourra réellement être lui-même, créer, s’épanouir.

Comment exprimer ce que nous sommes si notre entourage est limitant et hostile ?

A contraire, se créer un environnement aimant et positif est la clé pour sortir de tous les cadres, pour sortir des pensées limitantes, pour créer, pour se découvrir…

 

Kunzang avril 2014

La Présence

La présence est toujours amoureuse des expressions qu’elle incarne.

"Dieu est toujours amoureux des expressions qu'il incarne"

« La présence est toujours amoureuse des expressions qu’elle incarne »

La présence est constamment amoureuse d’elle même. Pour cette raison, plus on dissous la personne, plus, la présence, lorsqu’elle vit à travers nous, tombe amoureux de toute chose et de toute personne. En fait, la présence que nous sommes tombe amoureus d’elle même.

La personne que nous croyons ou que nous avons cru être est incapable d’aimer puisqu’elle n’existe pas. L’ego est une illusion du mental.
Seul un être existant réellement peut aimer. La réalité, c’est l’amour.
Comment des images mentales pourraient-elles aimer ?
Seul la présence aime. La personne, l’ego est dans l’attachement, le faux amour. Osho a beaucoup écrit et très justement sur ce sujet, dans « Le livre des secrets » ou « Être en pleine conscience : une présence à la vie ».
Les calculs du mental, ses attachements ne sont pas de l’amour, ce sont des stratégies.
Le véritable amour n’existe que dans la présence de nos êtres véritable. Ce n’est pas nous qui aimons, c’est la présence qui aime à travers nous.

‘Ce n’est pas moi qui t’aime, c’est Dieu qui t’aime a travers moi’

Kundun oct 2012

Texte de Kundun, Février 2013

P comme Être Présent

Pouvons nous partager notre attention du moment présent sur deux sujets ?
Pouvons nous projeter notre conscience ici et maintenant et aussi ailleurs ?
Non.
Car il n’y a qu’un seul ici et maintenant.

"être présent, ici et maintenant", Kundun pour Infinite Love

« être présent, ici et maintenant », Kundun pour Infinite Love

Le mental peut essayer de conduire une voiture et en même temps penser à ses futurs vacances.
La présence, ce que nous sommes ne peut être qu’ici et maintenant, dans l’unique et universelle réalité de notre être.
Ce sont deux univers opposés : l’un est toujours ici et maintenant et l’autre n’y est jamais : il ne peut pas y être.
Le mental s’occupe du passé ou du futur tandis que ce que nous sommes réellement se situe dans le présent. Magnifiquement documente par Eckhart Tolle, ce moment est l’unique réalité.
La réalité, c’est ce qui est permanent, le reste disparaît toujours.

On peut s’aider de son corps pour être dans la présence, car le ressenti du corps s’effectue ici et maintenant. Comment nous sentons nous ? Que dit notre corps physique ? Ressentons nous une émotion ?
Certaines activités nous ancre dans la présence : le sport, puisqu’il ne peut s’effectuer que dans le moment présent. La focalisation sur le geste ne peut s’effectuer que dans la présence.
Les activités de type yoga, danse aussi nous entraîne à ressentir le corps.
Les massages, si on reste à l’écoute du corps, sont un moyen d’être présent.
Toute activité corporelle ramène dans le moment si on en profite pour éteindre l’ordinateur du mental. Évidement, si on pense à son travail pendant qu’on nage, on perd le bénéfice de l’activité.
La méditation peut aussi être un moyen d’être présent. Écouter une musique avec attention aussi, car la musique n’est jouée qu’ici et maintenant.
Être dans la présence devient avec le temps une habitude : que se passe t-il ici et maintenant ?
Lorsque nous lâchons prise, alors le vrai soi, la présence s’étend et nous entrons dans une espèce de contemplation permanente.
Le mental peut éventuellement intervenir, mais en conscience, seulement de façon choisie, si besoin.
Même l’écoute attentive et profonde d’une personne permet d’entrer dans la présence de l’instant.

On comprend alors qu’on a toujours été l’autre, que ce qu’il exprime est nécessaire.

Ensemble, entrons dans la présence de l’instant, en méditant, en éteignant l’ordinateur du mental, en ressentant la présence d’un être éveillée, qu’il soit un humain, qu’il soit animal, qu’il soit plante, arbre, minéral ou autre.

La présence est ce que nous sommes.

Kundun Février 2013

La présence

La présence, éblouie par sa propre beauté, entre dans la gratitude et le bonheur, lorsque à travers nos yeux, son reflet, elle touche.
Ivre de sa propre lumière, elle peut alors, à travers nous, simple véhicule de sa magnificence, jouir de sa propre présence.
Folle d’elle même, la vie s’écoule à travers la vie. Elle se sent, s’écoute, se touche, se joue. Sauvage, envahissante, exubérante, elle se propage, se développe, se découvre, se vit.
Laissons la agir, intelligente, aimante, elle seule,
sait.

Poème de Kundun 1er janvier 2013