M comme Morts

Combien de morts ?Combien de morts,

Pour comprendre,
Qu’un noir,
Vaut bien un blanc ?
Combien de morts,
Pour comprendre,
Qu’un rouge,
Vaut bien un blanc ?
Combien de morts,
Pour comprendre,
Que l’esclave,
Était ton frère ?
Combien de morts,
Pour comprendre,
Qu’une femme,
Vaut bien un homme ?
Combien de morts,
Pour comprendre,
Qu’un gay,
Vaut bien un hétéro ?
Combien de morts,
Pour comprendre,
Que ton Dieu,
Était aussi mon Dieu ?
Combien de morts,
Pour comprendre,
Qu’il n’y a jamais eu,
De pays ?
Combien de morts ?
Combien de morts ?
Combien de morts ?
Pour comprendre,
Que je suis,
Toi.
Kunzang, Septembre 2013 (Suite au film Majordome)

M comme Mort

Qu’est ce que la mort ?

Cette question amène immédiatement vers une autre question : « la mort de quoi, de qui ? »

Si on fait référence à la mort de l’homme, la mort est surtout la mort de l’identification, la mort de l’illusion, la mort de l’individu.
En même temps, la mort est aussi la libération de l’illusion qui s’évanouit alors dans le grand tout. Au moment de la mort, l’individu se dissout, il ne reste plus alors que l’unité. Il ne reste plus alors que la source. L’univers non duel apparait, l’illusion de la dualité s’évanouit, laissant place à l’amour infini que nous sommes. Certaines expériences de mort imminente (NDE) ont très bien documenté ce processus qui apparaît aussi lors de certaines méditations.

"La mort est une transformation"

« La mort est une transformation »

La fusion avec l’amour infini, avec le divin est l’expérience ultime de nos vies incarnées. Il n’y a pas lieu d’avoir peur. Mourrons dans cette vie et dissolvons la personne, l’égo afin de pouvoir commencer à vivre. Mourrons psychologiquement avant la mort physique, devenons libre dès que possible. Pourquoi souffrir ? Pourquoi continuer à croire que nous sommes séparés des autres ?
Laissons la vie nous proposer son chemin. Disons oui à l’amour, à la vie.

Il n’y a pas de différence entre la vie et la mort : la mort n’est qu’une étape de la vie, n’est qu’une transformation permettant à la vie de progresser.
Sans la mort, il ne peut y avoir de vie, et sans la vie, il ne peut y avoir de mort.
Ce sont les deux faces d’une même unité, d’une même médaille. La mort de certains permet la vie d’autres, chacun son tour !

La mort fait partie intégrante de la vie. La mort est juste une transformation. Comme une chenille devient un papillon, nous nous transformons.
Nous passons d’un corps à un autre, plus beau, plus grand, plus fort. Ce que nous avons appris avec notre corps physique est conservé et nous sera utile plus tard.
Nous avons emprunté ce corps qui nous permet de mémoriser notre expérience, créant même une personne. Mais ce que nous sommes réellement, la conscience ne peut mourir.

La conscience est « ce qui est », « ce qui a été », « ce qui sera ». En réalité, comme il n’y a qu’un seul grand moment présent, de son point de vue, la conscience ne peut que être tout le temps, elle ne peut « mourir ». D’une certaine façon, il n’y a ni temps, ni espace puisqu’elle est tout cela à la fois.

La conscience vit à travers nous, à travers le vivant, et se transforme. Elle expérimente, et évolue sans cesse, cherchant une amélioration constante de ce qu’elle est, permettant l’évolution des espèces.
Cette intention de vivre, d’expérimenter, de se développer est un des attributs du divin, de la vie. Nous retrouvons cet attribut dans tout ce qui existe, des animaux, aux plantes, aux hommes, aux organisations humaines aussi.

En effet, les attributs des cellules que nous sommes se retrouvent dans les attributs des groupes d’hommes. Même les sociétés commerciales cherchent à s’améliorer. Certaines meurent et disparaissent aussi. C’est une autre forme de transformation ou chaque cellule libérée pourra rejoindre d’autres groupes.

D’une certaine façon, les sociétés sont aussi vivantes que les hommes et les femmes qui les composent.

Pouvons nous sentir les transformations actuelles de notre société ? Pouvons nous comprendre que certaines civilisations sont mortes alors que d’autres sont nées ?
La monarchie est morte et la démocratie est née. L’empire romain est mort. De nombreux pays ont disparus. En réalités, le monde comme l’homme est en transformation permanente.

La mort dans ce cas précis est une transformation d’un système par un autre, d’une organisation par une autre.
Comme pour un être humain qui est constitué de cellules, les organisations humaines le sont aussi. Comme pour un être humain, le système permettant l’organisation des cellules peut tomber malade ou mourir.
D’une certaine façon, les crises sont comme des maladies, elles sont l’incarnation d’une prise de conscience, d’un changement, d’une réorganisation du système. Bien sur le système, Comme le corps humain peut très bien mourir et ne pas s’en remettre.

On voit un peu partout dans le monde une compétition entre les systèmes, entre les groupes humains, entre les pays. Certains n’hésitent pas, comme lors des dernières guerres à littéralement tuer les cellules des systèmes concurrents : « utilises mon système ou je te tue ».
Incapable de comprendre que toutes les cellules font partie du même organisme, certains groupes, sociétés ou pays sont prêt à éliminer ceux qui ne sont pas comme eux.
Emprisonnés dans l’illusion de la personne, de l’égo, les différences ne sont pas comprises comme une diversité enrichissante mais comme une séparation. Du coup, l’illusion se transmet aussi aux pays : « je suis la France ». En réalité, il n’y a que sept milliards d’êtres humains.
La peur de l’autre, de la différence prend alors le dessus sur l’amour du cœur.
Toutes les violences viennent de cette racine : l’illusion que nous ne sommes pas « un ».

Imaginons une planète terre ou tous les pays, ou toutes les organisations comprendraient qu’elles sont en réalité un seul et même organisme.
Imaginons qu’un jour, chacun puisse comprendre que c’est la diversité qui crée la richesse.
Un monde uniformisé serait beaucoup moins beau et riche qu’un monde où chaque peuple puisse vivre et se développer en paix.
Car l’amour que nous sommes est le même dans tous les cœurs.

Pouvons nous comprendre que nous sommes une seule âme incarnée dans 7 milliards de corps ?
Pouvons nous comprendre qu’il n’y a pas de séparation ?
Pouvons nous, nous unir et créer un nouveau monde de paix et de bonheur ?
Pouvons nous voir les différences comme de la diversité et non comme une séparation?

L’homme a été tellement loin dans son éveil scientifique qu’il est désormais capable de détruire l’unique planète sur laquelle il est.
Par manque de conscience collective, il n’hésite pas à détruire la vie, un peu partout sur terre.
Allons nous vers la mort de notre civilisation ?
Quelles scénarios les gouvernements nous proposent-ils ?
Aurons nous le temps de créer un éveil planétaire massif pour éveiller la planète toute entière ? Ou périrons nous avant ?

Car c’est bien un éveil massif et planétaire dont nous avons besoin pour créer un nouveau monde, un monde où chacun aura compris que nous sommes un.
Nous sommes un seul et même organisme. Constitués de milliards de cellules, vivant dans les plantes, les animaux, les être humains, la planète, partout.
Pouvons nous comprendre que nous sommes,
Un ?

Aidons nous les uns les autres, éveillons nous et co-créons un univers de paix, de partage, de bonheur et de joie.

Oui, c’est possible.

Il suffit de s’unir,

Il suffit de partager,

Il suffit de transmettre,

Il suffit,

De s’aimer.

Kundun Mai 2013

L’intérêt du plus grand nombre

Pourquoi s’intéresser à l’intérêt du plus grand nombre, à celui du groupe ?

Tout simplement parce qu’en réalité, nous sommes le groupe. En vérité, nous sommes une conscience d’amour infinie qui s’est incarnée dans 7 milliards d’être humain. Nous sommes un corps constitué de 7 milliards de cellules. Quand les cellules arrivent à s’éveiller, elles travaillent pour la communauté. Lorsqu’elles s’enferment dans la prison de l’Ego, elles prennent le pouvoir sur les autres et détournent les forces en leurs faveur tel un cancer.

L'intérêt du plus grand nombre? Kundun 2012

L’intérêt du plus grand nombre? Kundun 2012

« L’Ego est le cancer de notre société, il détourne de l’énergie en sa faveur au détriment du groupe. Si nous le laissons faire, l’humanité s’autodétruira ».

Kundun Sept 2012

L’âme et l’ego ont chacun des armes. Comme des virus, leurs énergies se propagent à une vitesse faramineuse.  L’un utilise l’amour, l’autre utilise la peur.
Telle deux armées combattantes, il y a d’une part ceux qui diffusent des messages de peurs et de séparation, en fonction de leur propre souffrance, de leur propre conditionnement, de leurs propres intérêts, et ceux qui diffusent de l’amour, de la joie, de la paix. Nous sommes en présence de deux forces qui nous envoient soit au paradis, soit en enfer, en fonction de nos choix, de nos croyances.
Et l’environnement qui est autour de nous diffuse, par le biais des médias, des personnes, des amis, des organisations, des pays, des entreprises, toutes ces pensées de peur ou d’amour.

Tous ces groupes de consciences sont comme des miroirs. Nous pouvons les choisir, et ainsi choisir la vie que nous voulons expérimenter. Ainsi, par ce choix, nous allons créer des causes qui engendreront de nombreux effets. Et ces effets eux-mêmes seront les causes d’autres effets. Et c’est par ces effets « papillon » que nous sommes à la fois l’acteur et le spectateur de ce que nous appelons « notre vie ».

Alors choisissons bien l’univers que nous voulons créer autour de nous. N’oublions pas que nous avons le pouvoir de choisir. Et plus nous nous éveillons, moins nous avons d’Ego, et moins nous avons d’Ego, plus nous devenons libre, moins nous sommes « attaché ».

« Libre de choisir, libre de tout changer autour de nous, à chaque instant. »

Kundun 2012

Évidement, pour qu’il y ait de la joie, pour qu’il y ait de la passion, du « dramatique », de l’émotion, pour qu’il y ait de la vie, nous avons, tous, les deux cotés de cette pièce que nous appelons l’homme. Nous avons une âme qui unifie, et un Ego qui sépare.
En fonction des moments, des environnements, des personnes, l’un prend le dessus sur l’autre. Car l’Ego a aussi une fonction de défense et de protection, il n’est pas uniquement un « vilain petit canard ». Il a été crée pour protéger, pour établir des stratégies de survie.

Bien sur, il est très important qu’il soit au service du cœur, car si nous le nommons général, alors il se mettra non plus à défendre mais à attaquer. Il deviendra expansif, combattant, envahissant, irrespectueux des autres, car pour lui les autres ne sont que des amis ou des ennemis. Il ne peut pas savoir ni comprendre que « les autres » sont « lui » en réalité. Seule l’âme le sait. Seul un éveil spirituel permet de le vivre dans son corps.

Il y a une façon simple de voir si c’est l’Ego ou le cœur qui agit : le cœur ne dépassera jamais la frontière, il n’attaquera jamais l’autre. Au mieux, il restera neutre mais n’ira jamais prendre une position chez l’autre, il n’attaque pas, il défend. Souvent, l’Ego prétend avoir été attaqué pour attaquer l’autre, ainsi il prend le pouvoir. Le cœur unifie, essaye toujours la voie de l’union et de l’amour. C’est lui qui recherche la paix, la joie, l’amour. Le cœur pardonne, l’Ego se venge et cherche la guerre. Le cœur cherche des amis, l’Ego se trouve des ennemis. L’âme aime tout le monde car elle sait qu’elle est véritablement l’autre. L’ego se sépare pour se protéger ou pour attaquer.

Kundun, 4 Sept 2012

Article précédent : Comment faire la part des choses entre nos croyances, les croyances des autres et la réalité ?                                                        Article à venir : Comment expérimenter la matière sans créer cette séparation entre l’âme et l’Ego ?

%d blogueurs aiment cette page :