M comme Matins

Tout les matins

Chaque matin, nous nous réveillons, et au moment du réveil, de nouveau, nous nous identifions à notre personnage.
Mais pouvons nous comprendre que nous ne sommes pas lui ?
Nous sommes la vie, qui à travers lui se vit.

Nous sommes la présence, la conscience infini, l'amour infini, la vie.

Nous sommes la présence, la conscience infini, l’amour infini, la vie.

Nous sommes la présence, la conscience infinie, l’amour infini, la vie.
Chaque matin, 7 milliards de fois, nous nous réveillons, nous nous identifions à notre personnage. Ce qui est paradoxal, c’est qu’à chaque fois que nous nous réveillons, à chaque fois que nous nous identifions, nous changeons de rêve, nous ne nous réveillons pas vraiment. Nous passons du rêve de la nuit au rêve du jour.
Comprenons que l’identification au pensées, l’identification à la fausse personne est la seule chose qui peut nous faire souffrir.
Car cette personne s’identifie à une mémoire : la mémoire de tout ce que l’antenne sur patte que nous sommes a expérimenté durant cette vie.

Prenons du recul, dissolvons l’égo, la personne et comprenons qu’au delà de l’identification, nous sommes la conscience universelle, nous somme une seule et unique conscience.
Car chaque matin, JE en tant que conscience unique s’incarne dans les cellules de mon corps pour vivre et expérimenter. Nous sommes, chacun d’entre nous les cellules d’un seul organisme, d’une seule conscience qui à travers nous se vit.
Ce que nous sommes est une conscience qui vit a travers 7 milliards de corps humain, pouvons nous le comprendre ?
Nous vivons aussi à travers les plantes et les animaux. Notre conscience ‘est’ la vie, la présence.

Éveillons nous, dissolvons la personne et entrons dans la non dualité pour comprendre que nous sommes un.
Nous sommes ‘un’ seul être d’amour, nous sommes l’espace qui contient tout l’univers, nous sommes la vie, nous sommes la présence, nous sommes la conscience.

Pouvons nous comprendre que nous sommes beaucoup plus que des frères et des sœurs ?
Nous sommes littéralement ‘un’. Nous sommes le même être d‘amour infini, qui se vit dans plusieurs cellules en même temps.
Il est venu le moment ou chaque homme, chaque femme peut comprendre cela.
L’être que nous sommes ressent le besoin de s’éveiller en éveillant chaque cellule de son corps : nous.
Afin que cesse les souffrances, les séparations, l’illusion de la personne, afin que l’humanité puisse passer à l’étape suivante, l’éveil planétaire est nécessaire.

Tout les problèmes de cette planète sont les effets de cette non compréhension.
Collectivement, cette non compréhension engendre des destructions d’animaux, de plantes, d‘autres êtres humain.
L’identification à la personne, à l’égo, aux pensées pourrait très bien être considéré comme une maladie. Comme pour un cancer, les conséquences sont la destructions d’autres cellules du corps.
L’éveil, la prise de conscience, l’amour est un médicament qui soigne, d’abord le corps dans lequel nous nous éveillons, puis ensuite tous les autres corps qui nous entourent.

Les livres, les satsangs nous soignent, nous guérissent de l’illusion.

Les effets sont immédiats et infinis. Comme un médicament, nous nous propageons, nous guérissons, dans l’amour et le partage.
Comprenons nous bien, ouvrons les yeux, l’organisme planète terre est en train de s’éveiller, à travers nous, ses cellules.

Tous les matins, un être multicellulaire, appelé « terre », s’éveille.

Nous sommes la vie,
Nous sommes l’amour,
Nous sommes la présence,
Nous sommes la conscience,
Qui à travers nos corps,
Se vit.

Kundun, Mai 2013

R comme Réveil

Témoignage : ce matin là, quelque chose s’éveillait.

Ce matin la, quelque chose s'est réveillé

Ce matin la, quelque chose s’éveillait

Ce matin la, après le rêve, avant le réveil, les yeux fermés, je restai là, dans mon lit, silencieux, conscient, en suspend, j’observai : « Quelque chose » était « conscient »

Je voyais mon corps changer de posture, bouger, s’étirer, s’éveiller. Je le contemplai de l’intérieur, amusé.

La pensée « Mais ce corps est très autonome » apparue.
Effectivement, il bougeait, tout seul, il s’étirait. Je restai dans ce moment, entre le rêve et le réveil.

Soudain, une autre pensée apparue :  « Pourquoi, chaque matin, je me réveille dans le corps de Kundun ? »« Qu’est ce qui fait que je me souviens de « qui » j’étais la veille ? »

Faisons une pause, méditons, restons dans cet instant. Dans la paix, respirons profondément.

Si vous aussi, vous vous posez cette question, quelle réponse apparait ?

Prenez un instant, notez la.

En même temps que la question, la réponse apparut spontanément : « Grâce à la mémoire ».

Oui, c’est ça. C’est bien la mémoire qui permet de « recharger » les souvenirs, la personne, les mémoires de ce que nous avons vécu.
Et alors, une prise de conscience étrange et particulière se produit : une dés-identification totale à la personne que j’étais la veille s’effectue.

« Je suis une conscience en train de s’éveiller dans ce corps ». C’est un sentiment très spécial, comme si j’entrai dans ce corps. Comme dans le film Avatar, la conscience s’incarne dans un corps.

Bien sur, c’est un corps qui a vécu une histoire, qui possède une mémoire, un parcourt. Chaque matin, nous retrouvons notre corps, notre personne, notre mental là où nous l’avons laissé la veille.
Il s’avère que la conscience que je suis est en train, et c’est ça finalement le « réveil », de littéralement « prendre possession des lieux ». Je suis la conscience qui s’installe dans ce corps. C’est tout simplement fantastique !

Ce corps est équipée de fonctions sensoriels très chouette : le toucher, l’ouïe, le gout, la vue, l’odorat, et aussi un ordinateur de bord, le mental. Et là, soudainement, je comprends pourquoi il est tout à fait naturel de s’identifier à tout ceci : mais comment faire autrement ?
Il est tout à fait naturel de croire que nous sommes ce corps, ce mental, cette personne car une fois que nous sommes entré dans nos « vêtements », nous avons réellement l’impression d’être eux ! Comment ne pas s’identifier une fois que nous vivons à travers notre corps ?

Et la conscience que je suis comprend que, non seulement je me suis habillé de ce corps, mais qu’aussi, je me suis aussi habillé de tous les autres corps, c’est à dire des 7 milliards d’autres corps humain sur terre.

La sensation est très drôle, c’est comme si j’étais un enfant de 5 ans avec un nouveau jouet. Que c’est drôle de pouvoir piloter ce corps, de pouvoir ressentir, de pouvoir s’incarner pour expérimenter la matière.
C’est merveilleux de pouvoir vivre, de pouvoir expérimenter, d’être. Le moment est magique, c’est si drôle de pouvoir piloter ce nouvel engin !

Et tout à coup, une conscience nouvelle apparaît : « mais je suis aussi en train de vivre à travers les autres ».

Tout à coup, je comprend : « C’est pour cela que je les aime ». « Je les aimes car ils sont moi. »

« Oh my God ! »

Et la conscience que tous les autres sont moi s’accentue. Une réalisation s’effectue.
Forcément, lorsqu’on sait que les autres sont « moi », l’attitude change. En effet, nous comprenons alors qu’il y a quelque chose de « sacré » dans l’autre, dans tous les autres. Non seulement ils sont moi, mais aussi, ils sont beaux, ils sont sacrés car ils sont divins, car je vis à travers eux. En réalité, il n’y a jamais eu  d' »autres » tout ceci n’est qu’une illusion !

Il n’y a jamais eu d’autres, il n’y a que moi, partout.
Et tout à coup, je comprend mon point de vue non duel. Il y à la fois une dés-identification totale au corps, à l’ordinateur du mental, à la fausse personne, mais en même temps il y a une compréhension de la dualité de la personne que je suis en train d’incarner : Kundun.

A la fois, il y a cette posture mentale non duel, ce positionnement « au dessus » de tout, mais de façon simultané, il y a aussi la compréhension de la dualité, et des dualités individuelles, c’est ce que j’appel la « multi-dualité ».
Ce n’est pas simple à formuler : c’est comme s’il y avait la « non dualité », la « dualité », mais aussi la « multi-dualité », c’est-à-dire la compréhension de toutes les autres dualités, le tout en même temps. C’est un peu la prise en compte de toutes les dualités individuelles de chaque personne en même temps. Concept nouveau et inattendue, il y a la quelque chose de nouveau, de jamais lu ni expérimenté par ce corps. Nous entrons en « terra incognita ».

Il y a une dualité dans l’individu, il y a la non dualité dans l’univers de la conscience infinie, et il y a une « multi-dualité », c’est-à-dire la prise en compte de toutes les dualités.
En somme, il y a un point de vue individuel relatif, un point de vue absolu du divin, de non dualité, et aussi un point de vue de multi-dualité qui est la compréhension simultanés de tous les points de vue.

Comme un enfant de 5 ans qui vient de recevoir une voiture pour la première fois, je me retrouve dans cet être, »Kundun ». A la fois je comprend, qu’il y a de nouveau eu la mort de quelque chose (une dualité, une identification au mental et au corps), et à la fois, il y a une renaissance : la renaissance de la conscience, encore une fois, ici et maintenant, qui habite ce corps et ce mental.

Nous sommes la conscience, nous sommes la vie, qui à travers nous tous se vit.
Ce qui est fabuleux, c’est la capacité du cerveau à adopter de nouvelles postures mentale tout à fait différente. Le cerveau est très malléable et s’adapte parfaitement au point de vue non duel, c’est extraordinaire.

En temps réel, je sens mon cerveau gauche comprendre, intégrer et se réadapter pour changer sa posture mental, son point de vue. Cette réalisation s’intègre et c’est comme s’il y avait une réorganisation de la psyché à partir de ce nouveau paradigme : je suis la conscience infinie et tous les êtres humains sont moi, sont nous. Nous sommes littéralement « un ».

Je comprends mieux maintenant pourquoi j’absorbe, comme une éponge l’état vibratoire d’un auteur, d’un livre, d’un film. En réalité, c’est la conscience universelle que nous sommes qui écrit tous les livres, qui a réalisé tous les films. Il n’y à qu’un seul auteur, qu’un seul artiste, qu’un seul génie : la conscience infinie que certains ont appelé « Dieu ».
Plus nous nous libérons de la personne, plus nous nous transformons en caméléon, prenant la couleur de l’univers dans lequel nous évoluons, que ce soit un livre, une musique, un film. Nous devenons « transparent » en quelque sorte, laissant agir la vie à travers nous.
Tout ceci est très logique puisqu’à chaque fois, c’est « nous » qui sommes projetés.

Ce matin la, la conscience s’est réveillée : avant la prise de possession du corps, pendant quelques minutes, la conscience a vue ce qu’elle était réellement. C’est ce qui se passe tous les matins pour chacun d’entre nous en réalité : pendant quelques secondes, nous nous réapproprions notre corps, notre mental, notre véhicule terrestre.

La nuit, la conscience infinie que nous sommes ne peut pas « ne pas être conscient ». Elle s’abandonne à d’autres activités : le rêve. La conscience ne peut pas « ne plus être consciente » d’elle même. Le corps peut dormir, le mental s’arrêter, mais la conscience ne peut qu’être consciente. De la même façon qu’elle n’est ni né, qu’elle ne peut mourir, de la même façon qu’elle est présente partout, tout le temps, la conscience ne peut que « être ».
Nous avons créé cet univers, puis nous nous sommes incarné à l’intérieur de chacune de nos cellules afin de le vivre, afin de l’expérimenter de l’intérieur. Une fois incarné, nous nous identifions à elles, puis, dans ce processus magique et sacré, nous nous oublions. Au delà de l’imagination, la conscience infinie que nous sommes est le génie de tous les génies.

Ce n’est plus la fiction qui dépasse la réalité, mais la réalité qui à dépassé la fiction !

Nous sommes la vie, nous sommes la présence, nous sommes la conscience d’amour infini qui à travers ces corps et ces personnages, se vit.

Il n’y a jamais eu de Kundun, il n’y a qu’une seule âme universelle, qui à travers ces lignes transmet une expérience.

Méditons, entrons dans la présence, et réalisons qu’en réalité, il n’y a qu’un seul être universel.

Pouvons nous comprendre que l’illusion de la personne est la base de toute souffrance et de toute violence ? Pouvons nous comprendre que la réalisation que l’autre est « nous », est la véritable définition de l’amour ?

C’est un amour infini, qui à travers ce texte vous initie, à ce que vous êtes réellement, à ce que je suis, à ce que nous sommes :

« Nous sommes un au-delà de l’imagination,

Nous sommes un au-delà du savoir,

Nous sommes un au-delà de l’au-delà. »

Texte de Kundun Dubaï, Mars 2013

E comme Éveil

Qu’est ce que l’éveil ?

S’éveiller, c’est libérer la conscience, libérer la présence que nous sommes.

S’éveiller, c'est libérer la puissance de notre projecteur

S’éveiller, c’est libérer ce que nous sommes réellement.

Imaginons que notre conscience soit la lumière d’une ampoule, puis imaginons que cette ampoule passe de 40 à 400 watts.

S’éveiller, c’est augmenter l’intensité lumineuse, c’est augmenter la conscience.

Notre conscience s’étend dans toutes les dimensions : corps, esprit, mental. Avec l’éveil, tel un projecteur de lumière, notre conscience illumine plus intensément, dans toutes les directions : les filtres de l’égo qui retenaient la lumière se sont dissout.

Le mental devient le supra mental et accède alors au ressources illimitées de l’univers, l’intelligence n’est plus celle de l’homme, ni celle de l’égo, mais celle de la présence. Les pensées reçues changent et deviennent des pensées d’union, d’unité, d’amour, de partage.

Le cœur explose d’amour infini et la présence se libère, elle s’exprime dans la joie, l’amour, l’humour, le rire, le bonheur. L’amour est ressenti pour tout être et toute chose car nous savons que tout est nous.

La perception du corps est de moins en moins filtrée. Les sens s’étendent de façon spectaculaire. Le moindre parfum, goût, contact, sensation, son est ressenti de façon plus intime, plus fort. La sensibilité est accrue. Le corps vibre, réagit aux flux énergétiques. Il devient canal, médium entre le haut et le bas.

L’éveil spirituel, c’est lorsqu’on existe plus en tant que personne, quand nous faisons un avec l’infini, lorsqu’il n’y a plus « personne » à éveiller. La personne est dissoute, il n’y a rien à éveiller. Finalement, il y a juste à dissoudre ce que nous n’avons jamais été.

On entre alors dans l’univers de la non dualité, le point de vue adopté devient celui du divin, non plus celui de la personne.

Dans cet univers non duel, quelque chose se rend compte qu’il n’a jamais été l’illusion de la personne, ni la somme de ses conditionnements.

Lorsque nous n’existons plus, mais que la présence à travers nous se vit, notre perception de l’univers, notre point de vue change. Comme l’égo a disparu, il n’y a plus personne pour avoir un point de vue individualiste, du coup, c’est le point de vue de ce qui reste qui apparait : celui du divin, de la présence.

On entre alors dans le monde de la présence, du ressenti. Quelque chose vit a travers nos corps, quelque chose se vit à travers nous.

C’est alors dans ce moment présent, ni dans le passé, ni dans le futur, c’est dans cet univers non duel que la présence que nous sommes peut s’exprimer librement.

Libéré de l’égo, il n’y a plus d’identification à la personne, nous prenons alors conscience de ce que nous sommes : un conscience d’amour infini.

Kundun, Janvier 2013

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