Même si

Même si

Je n’existe pas,

Même si

Ce personnage n’est qu’un rôle,

Même si

Ce monde n’est qu’une illusion,

Même si

Le film de notre vie n’est qu’une comédie,

Même si

Tu n’existes pas non plus,

Même si

Tout ceci…

 

Il était une fois,

Même si,

Toi

Et moi.

 

Alors la vie,

Alors le jeu,

Alors ici,

Alors maintenant,

Ici,

 

Le meilleur

De la vie,

Le meilleur

De l’amour,

Le meilleur

Des rires,

Le meilleur

Des pleurs,

Le meilleur,

D’ailleurs,

 

Je vis

J’explore

Je suis

Je grandis

 

Parce que je suis,

Ce que je suis,

Parce que je sais,

Qui je suis,

Parce que tu es

Moi,

Parce que je suis,

Toi,

Parce que je suis

Lui,

Parce que nous sommes

Elle,

 

Parce que le film,

De notre vie,

Est merveilleux,

Quand dans tes yeux,

Je,

Peux,

 

Kunzang Gyamtso, Octobre 2013

Le film de notre vie

Ce matin, le voile commençait à se dissoudre.

Le film de notre vie commençait à apparaitre comme un film.

Le film de notre vis

Le film de notre vis

Je ne suis pas le personnage, je ne suis pas cet homme, je ne suis pas cette femme, ni le frère, ni la sœur, ni le père, ni la mère.

Cette comédie humaine se déroule sous mes yeux, mais ne m’appartient plus.

Je suis,

La présence,

La conscience sous-jacente,

Je suis l’amour,

Je suis l’espace dans lequel tous ces personnages vivent.

Comme si nous étions dans le jeu « Simcity », je me rends compte que je suis devenu le jeu.

A travers moi, tous les personnages prennent vie et bougent.

Je suis la vie.

Je vis à travers mes personnages, mon univers de plantes, d’animaux, d’humains, de planètes, de minéraux, de soleils.

Je suis le vent, le feu, l’eau, la terre, l’éther et tout le reste.

Je suis totalement fou, c’est à dire au-delà  de la compréhension humaine.

Je suis la passion et l’amour de tout ce qui existe.

Bien sûr, je suis toi qui lit ces lignes.

What else ?

Il n’y a que nous, partout, dans ce grand moment,

Présent.

Qu’est-ce que ça change ?

Rien, car tout est là, comme avant.

Et tout, car plus rien n’est vu, comme avant.

Avant la compréhension,

Avant l’intégration,

Qu’au-delà  de nos perceptions, existe notre présence, notre conscience, la vie.

Mais pour se rendre compte de cela, il faut s’arrêter et sortir de l’illusion.

L’illusion de la personne, de l’égo, du temps.

C’est « la fin de votre monde » d’Adyashanti qui se libère,

Maintenant.

Le monde n’existe pas, ce qui existe c’est une perception du monde !

Conditionnés et programmés, la cartographie que nous avons du monde contient les illusions et les incompréhensions de nos ancêtres,

Transmis de familles en familles les illusions se transmettent.

Et puis, un jour,

ce matin la,

je disparais…

Kundun, le 29 avril 2013

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