M comme Mort

 

La mort n’existe pas, seule la transformation existe. Ce qu’on appelle la mort peut s’appliquer à la fin de vie d’un corps, d’un organisme vivant. Mais l’essence même de tout ce qui existe, l’essence même de ce que nous sommes, c’est-à-dire la conscience, ne peut mourir.

La conscience, la vie, l’âme est Dieu. Elle est ce qui est, ce qui a été et ce qui sera. Elle ne peut disparaître. Dieu ne peut se tuer, il ne peut pas ne plus « être ». Il ne peut mourir car il n’est jamais « né ». Il est celui qui « est », à été, et sera.

A travers nous, il vit, il ressent, il jouit de la matière qu’il a créé qui est Lui aussi.

Dieu s’expérimente à travers nous, s’incarnant dans l’homme, dans tout ce qui existe. En réalité, l’homme c’est « LUI » incarné dans la matière. Notre conscience, notre âme est son âme car au final, il est le seul à « exister » réellement. Nous ne sommes que des projections de lui. Nous sommes une idée, une pensée de l’univers.

Seul l’Ego a peur de la mort car il est le seul à pouvoir disparaître. Il n’est qu’illusion, il n’est que virtualité. Il n’est qu’une somme de pensées. Il est l’ombre de lui-même : un peu de lumière et il se dissout.

Finalement, seule l’ombre peut disparaître lorsqu’on y projette de la lumière. Bien sur, la lumière c’est l’amour. L’amour qui transforme, l’amour qui illumine, l’amour qui donne.

« L’amour, c’est de la lumière en mouvement. »

Kundun Août 2012

Il faut mourir pour renaitre. A chaque fois que l’Ego meurt, ce que nous sommes réellement apparaît un peu plus. Dans notre vie, on n’arrête pas de mourir puis de renaitre. Plus on s’éveille, plus on meurt, plus on renait. On se transforme, on « est », puis, on est plus. On meurt, et la seconde d’après, un autre nous même renait, plus grand, plus éveillé, plus beau, plus lumineux. Plus nous mourrons, et plus la conscience d’amour infini que nous sommes apparait. Finalement, la mort, c’est la vie. C’est la mort psychologique de l’égo, de la fausse personne qui amène la vie. En réalité, tant que la fausse personne n’est pas morte, nous ne vivons pas. On peut dire que la mort est l’étape qui permet de naître véritablement.

Qui souffre de la mort ?

L’Ego qui s’attache, l’Ego qui pense que l’autre lui appartient. En réalité, l’âme, le cœur, l’amour infini, ce que nous sommes réellement ne peut souffrir. Car l’âme, sait qu’il n’y a pas de séparation. Elle sait que nous sommes un. Il n’y a pas de souffrance dans l’amour infini. Il n’y a pas de séparation dans Dieu. Car Dieu n’est qu’unité. Dieu n’est pas dans la dualité.

En réalité, il n’y a rien à souffrir car il n’y a rien de séparé. Il y a des corps qui terminent leur mission, et des âmes qui en commencent une autre. L’illusion de la séparation crée de l’attachement, et c’est cet attachement de l’Ego qui crée une souffrance.

Il n’y a plus rien qui souffre s’il n’y a plus rien qui s’attache.

Kundun, Septembre 2012

Miroir, dis moi qui est le plus beau ?

Miroir, dis moi qui est le plus beau ?, Kundun 2012

Miroir, dis moi qui est le plus beau ? Kundun 2012

Nous sommes comme des antennes sur pattes avec des boules de conscience à la place de la tête. Cette boule de conscience lumineuse est un miroir sans teint : elle émet de la lumière et la réfléchit.

Lorsque nous projetons notre conscience sur les autres, telle de la lumière, nous les éclairons, mais en réalité, c’est notre propre lumière qui se reflète.

Envoyez de l’amour à quelqu’un, et voyez ce que vous recevez. En réalité, ce que vous trouvez beau ou moche chez quelqu’un est le reflet de ce que nous avons à l’intérieur de nous-mêmes.

La conscience, l’amour, la lumière que nous sommes se projette, et nous voyons son retour, son reflet revenir vers nous.

Telle une chauve-souris, nous émettons et recevons un écho. Cet écho, nous le voyons dans le sourire de l’autre, dans ses actions, dans ses comportements. Ce que nous envoyons, nous le recevons en retour ; et ce que nous recevons, nous le renvoyons aussi.

Aussi, notre conscience et nos actes sont colorés par nos filtres, c’est-à-dire par nos programmations mentales, par notre Ego. Quelque soit ce que nous diffusons, cela passe par le prisme de notre mental qui est par nature déformé. Il est le résultat de nos croyances, de notre vision du monde.

Lorsque nous émettons de l’amour infini, c’est le cœur, notre lumière intérieure qui se diffuse, elle dissout cet Ego.

Ce que nous sommes réellement est une conscience infinie, ce que nous sommes réellement est de l’amour infini. C’est ce que certains appellent l’âme. Nous sommes de la lumière. Ce que certains appellent « l’ombre » n’est que des projections mentales de l’Ego, un filtre. Toutes les forces de l’univers sont en nous, et non à l’extérieur de nous, car nous sommes l’univers.

Nous sommes un reflet de ce que certains appellent Dieu. Il n’y a pas de force extérieure, il n’y a que des forces intérieures.

Ce que nous « croyons » devient réalité, le choix de nos pensées se transforme en croyance puis en réalité, pour cette raison il est important de bien choisir l’univers dans lequel nous souhaitons évoluer et expérimenter. Tout ce que nous croyons devient réalité, que ce soit un Ange ou un Démon. Toutes les possibilités, toutes les expériences peuvent être expérimentées, c’est l’objet de notre incarnation : comprendre la part divine qui est en nous et l’expérimenter.

Plus on s’éveille et plus on comprend, plus on expérimente l’amour infini qui nous constitue. Alors tous les autres «nous» deviennent merveilleux, alors on se met à les aimer, tous. Car on comprend qu’ils sont nous. On tombe amoureux de chacun d’entre eux, car on «sait» ce qu’ils sont réellement, de l’amour infini, une âme, notre propre âme. Nous n’avons plus le choix car l’amour tombe amoureux de l’amour lorsqu’il se regarde dans le miroir des yeux de l’autre.

« S’éveiller, c’est voir notre âme à travers les yeux de l’autre. »

Kundun sept 2012

Tout n’est qu’interprétation du reflet de ce que nous sommes, une conscience infinie qui s’expérimente. Ce que nous avons au fond du cœur ou de notre Ego se projette sur les autres, dans notre univers, dans notre environnement. Et en fonction de nos croyances, de nos interprétations, ces choses deviennent réalité. Nous allons même jusqu’à fédérer les personnes qui ont les mêmes croyances que nous, les mêmes interprétations. Ainsi l’Ego se débrouille pour toujours avoir raison. Ceux qui se ressemblent s’assemblent car ils « vibrent » à la même fréquence. Ils reçoivent et émettent les mêmes pensées. D’une certaine façon, ils se rassurent en partageant les mêmes croyances, les mêmes vibrations.

A chaque fois que nous « croyons » quelque chose, cette chose devient « réalité » dans notre univers. Ainsi beaucoup de personnes se mettent à croire à la magie noire, à la magie blanche, la magie rouge, verte, bleu même.

En réalité, ils imaginent de nouveaux univers qu’eux-mêmes génèrent. Ils n’existent que parce qu’ils y croient. En y projetant leur conscience, ils alimentent en énergie ces univers, leur donnant corps. A la seconde même où ils laissent entrer ces « possibilités » dans leur univers, celles-ci apparaissent réellement. Mais ce que la conscience ne connaît pas n’existe pas. Tant que nous n’avons jamais écouté la musique de Mozart, elle n’existe pas dans notre univers.

Kundun, 4 Sept 2012

Article à venir :  Comment faire la part des choses entre nos croyances, les croyances des autres et la réalité ?

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