
Cet article est la synthèse de la séance de Yoga Anatman du 4 août 2026, une pratique matinale où l’accueil des émotions et la souveraineté se sont invités comme des maîtres discrets.
Il y a des matins où le tapis devient un seuil. Où quelque chose, à peine posé, se met à pleurer sans raison — et pourtant avec toutes les raisons du monde. ✨
Ce mardi 4 août, la lumière d’été baignait Saint-Nexant et de nouveaux visages venaient d’arriver au centre. Des cœurs qui avaient bravé leurs résistances, franchi la porte, osé se déposer là. 🌱
Et dès les premières inspirations, une évidence s’est levée : ce matin n’allait pas être un matin ordinaire. Il allait s’agir de créer de l’espace. De l’espace pour pleurer, pour rire, pour exister.
Le geste secret : ouvrir un espace avant d’y déposer sa vie
Vous connaissez cette impression ? Vouloir vivre une émotion, mais sentir qu’elle n’a nulle part où aller. Vouloir devenir quelqu’un d’autre, mais buter sur un mur invisible. 🕊️
La séance a commencé là. Dans cette intuition très fine que tout commence par l’espace. Que rien ne peut vivre en soi si l’on n’a pas d’abord consenti à lui ouvrir une place.
Et cette place, personne d’autre que vous ne peut la créer. C’est le premier acte de souveraineté. 💫
L’enseignement du matin
Il y a un mot qui, ce matin, a traversé toute la séance comme un fil d’or : espace. Non pas l’espace autour de nous, mais celui que nous créons en nous. 💫
Alexandre a livré une clé technique d’une simplicité déconcertante : « Vous êtes créateur, créatrice d’espace. » Ce n’est pas une métaphore poétique — c’est un mode opératoire. Pour que quelque chose puisse vivre en vous, il faut d’abord lui ouvrir un lieu.
Pas d’espace ? Pas d’émotion possible. Pas d’espace ? Pas d’identité nouvelle possible. Vous voulez incarner l’abondance ? Créez d’abord l’espace intérieur où cette abondance pourra respirer. Sinon, elle restera concept.
L’élixir : boire les réalisations du jour
Puis vint l’élixir. La tasse s’élève, chacun souffle dedans un son individuel, et la boisson se charge des réalisations du matin. Ce matin, c’était un élixir de bienvenue, de souveraineté, d’accueil. 🕊️
Bienvenue à celles et ceux qui viennent de loin pour se transformer. Qui ont bravé leurs résistances, leurs programmes inconscients, et qui ont réussi — car simplement arriver ici est déjà une victoire silencieuse. Merci pour ce courage. Merci pour cet engagement. 💞
En buvant, on absorbe la vibration. Le cœur s’ouvre. Ça pleure, ça rit. Et Alexandre rappelle une règle simple : si ça pleure, ça pleure ; si ça rit, ça rit. On ne juge pas ce qui monte. On l’accueille.
La souveraineté : un effet miroir instantané
Autre enseignement crucial : dès que vous déclarez votre propre souveraineté, vous reconnaissez instantanément celle des autres. Et les relations se rééquilibrent. L’autre sent qu’il a le droit d’exister — et vous aussi. ✨
C’est là que s’ancrent les valeurs du centre : amour, gentillesse, bienveillance, don de soi, souveraineté. L’autre a le droit de penser ce qu’il veut, d’aller à sa vitesse, d’avoir envie ou non de parler, de faire un câlin, de jouer. Respect. Écoute. Espace encore. 🌱
Une voie d’amour, mathématique
Et cette formule, presque mathématique, qu’Alexandre a laissée tomber comme une évidence :
« Plus je m’aime, plus ma vie est belle. C’est mathématique. Moins je m’aime, moins ma vie est belle. C’est aussi mathématique — malheureusement. »
Le Yoga Anatman est une voie d’amour. Ses effets se mesurent à cela : vous vous aimez de plus en plus. Vous posez des limites. Vous dites non aux formes de déni de soi. Vous offrez plus d’abondance, de créativité, de relations saines. Et surtout : vous avez enfin quelque chose d’intéressant à donner au monde. 🌟
Attention à ne pas confondre : l’amour de soi n’est pas de l’égoïsme. C’est de l’amour de soi. Point. Un mantra a d’ailleurs été prononcé pour libérer cette vieille confusion héritée.
Et pour clore, ce mantra magnifique, dit face à soi-même comme à un être aimé : « À moi-même, je t’aime, je t’aime, je t’aime. Je suis fou de toi. Je m’abandonne à toi. » 💖 L’abandon à l’âme, à l’être réel. Voilà l’enseignement.
Réalisations pendant le Yoga Anatman
🎁 Cet extrait de 10 minutes des réalisations de la séance vous est offert par ANATMAN TV.
Tout a commencé par un souffle. Une grande inspiration, un son individuel qui monte du ventre, et ce mantra doux comme une caresse : « Je m’abandonne à mon yogi interne. » Comme si, avant même de bouger, il fallait déposer les armes intérieures. 🙏
Les mains se lèvent, les omoplates s’étirent, les pieds se dressent sur la pointe. On monte, on monte, on se suspend. Le corps se contracte — mollets, fessiers, abdos — mais quelque chose au centre s’abandonne. Alexandre le nomme avec une précision d’orfèvre :
« Le corps est contracté, je suis tout entier tendu. En même temps, il y a quelque chose qui s’abandonne à la posture, qui observe. Ça fait du yoga. »
Voilà le paradoxe fondateur : tenir et lâcher en même temps. Faire l’effort, et pourtant se rendre. C’est cette double posture, presque impossible à décrire, qui donne au Yoga Anatman sa saveur unique. ✨
Les étirements latéraux : la colonne qui se déplie
Bandeau sur les yeux, on plonge à l’intérieur. Le bras droit monte, le corps se penche à gauche, le talon droit se soulève. Le coude monte, le pouce dessine des petits cercles qui viennent masser la nuque. Puis l’autre côté. Puis les joues, la mâchoire — faire du bruit n’est pas un problème, dit Alexandre, et les visages sourient. 🌿
On enlève toutes les tensions résiduelles de la nuit. On masse derrière le crâne. On fait des ronds avec le menton, tout doucement, et l’on découvre que le mouvement du cou résonne jusque dans le bas du dos. Le corps est un tout. Chaque millimètre parle à tous les autres.
« Je change ma façon de vivre. Fluide, tranquille, sans stress. La nature silencieuse est avec nous. C’est le matin. La nature se réveille avec nous. Et tout est parfait. »
La montée du bras et l’accueil des émotions
Puis vient un moment très particulier. Le bras droit monte, se plie, le coude s’élève et quelque chose se déclenche. Alexandre le sent immédiatement et pose les mots justes : « Il y a des émotions. Nous pouvons dire : j’accueille les émotions, j’accueille. » 💞
C’est là que la séance bascule. Pas dans le drame, pas dans la performance — dans l’accueil. Ce simple verbe, répété comme une berceuse : j’accueille les émotions, j’accueille les sensations corporelles, j’accueille ma connexion à la Terre. Et quelque chose, dans le silence, est ému.
Le mantra suivant vient couronner ce moment : « À la vie, je t’aime. » Bras en croix, tête en arrière, colonne étirée, cœur exposé. 💖 Et de l’expiration, s’échappe un rire. Un rire de gratitude pure. Gratitude pour l’expérience de vie. Gratitude d’être en vie ce matin. Gratitude — et puis, tout doucement, ça rit.
La grande descente : lâcher vertèbre par vertèbre
Après l’étirement en arrière, l’étirement en avant. Mains sur les genoux, on descend, on descend, vertèbre par vertèbre. La tête plonge le plus bas possible. Les mains cherchent le tapis. Et l’on ressent — ah, comme on ressent — ce que ça fait de tout lâcher. 🌅
Puis les grands ronds avec le bassin, les genoux légèrement pliés, la zone lombaire qui s’ouvre, les cuisses, les fesses. Un mouvement fantastique où l’on ressent « une force, une souplesse, un ancrage, un enracinement, un équilibre, une puissance de vie ». Six qualités en une seule respiration. Le yoga fait cela : il condense.
La grenouille et l’assise sacrée
Trois minutes de grenouille, tout doucement, tout doucement. Puis l’assise en demi-lotus, talon contre le périnée. Dos droit, tête droite. Et c’est là que la parole d’Alexandre s’ouvre en profondeur, comme une porte qui grince à peine.
Il parle de création d’espace. Et c’est peut-être la réalisation centrale de ce matin :
« D’un point de vue technique, vous êtes un créateur, une créatrice d’espace. Et vous pouvez créer un espace pour accueillir quelque chose : les émotions, les sensations. S’autoriser à créer de l’espace. »
Comprenez-vous ce que cela ouvre ? 🦋 Si l’on n’autorise pas la création de l’espace intérieur, l’expérience ne peut simplement pas advenir. Pas d’espace = pas de vie. Pas de contenant = pas de contenu. Et cela vaut pour tout : pour les émotions, mais aussi pour la création d’une nouvelle identité.
Alexandre le précise : si vous voulez incarner l’abondance, l’amour, une version renouvelée de vous-même, il faut d’abord créer l’espace mental et vibratoire dans lequel cette identité pourra vivre. Sinon, elle reste une idée. Un fantôme.
L’élixir et les mantras de libération
La tasse s’élève. On souffle dedans un son individuel qui charge la boisson des réalisations du jour. Puis viennent les mantras — des ordres vibratoires, adressés selon la TCR aux codeurs du réel, ces forces qui tissent la trame de nos vies. ✨
Il faut les prononcer affirmés. Non pas mendiés, non pas murmurés — affirmés. Car c’est la vibration qui parle à l’univers, pas les mots seuls.
« Je libère dans l’amour les programmes, les mémoires, les conditionnements, les peurs, les résistances, tout ce qui voudrait me faire croire que je ne peux pas être accueilli et accepté tel que je suis dans ce groupe. »
Puis un deuxième mantra vient dissoudre tout ce qui ne veut pas que je me transforme, que je me change, que je me redéfinisse. Un troisième libère les implants, parasites, entités, forces invisibles qui empêcheraient de prendre sa souveraineté. Et enfin cette déclaration, dite en son individuel : « Je suis souverain, souveraine, je suis. » 🕊️
Là, une perle. Alexandre précise que déclarer sa souveraineté a un effet immédiat et surprenant :
« À partir du moment où je déclare ma souveraineté, instantanément je reconnais aussi la souveraineté des autres. Et du coup, les relations vont être plus équilibrées. L’autre va sentir qu’il a le droit d’exister — et j’ai le droit d’exister aussi. »
L’élixir de bienvenue et le mantra du jeu
On boit. C’est un élixir de bienvenue, de souveraineté, d’accueil. Il honore celles et ceux qui viennent pour se transformer, qui ont bravé leurs résistances pour arriver jusqu’ici. Le cœur s’ouvre. Ça pleure, ça rit — et si ça pleure, ça pleure ; si ça rit, ça rit. 💫
Et vient un autre mantra, plus léger, plus enfantin, qui libère tout ce qui m’empêche de jouer tout au long de ma vie, quel que soit mon âge. Car dans l’enfance, apprendre et jouer ne faisaient qu’un. Puis un jour, quelque chose dans la société a dit : « C’est fini de jouer. » Et l’apprentissage s’est mis à boiter.
Le chat, la vache, la dragonne
À quatre pattes, on alterne vache et chat dix fois. Puis la montagne à gauche du tapis, appui sur les mollets et les avant-bras. Puis la dragonne : jambe droite en avant, épaules au-dessus des mains, respiration du feu — cette respiration où l’expiration par le nez appelle l’inspiration toute seule.
Alexandre glisse une surprise : « Entraînement militaire cette semaine ! » 🌟 On rit. On rajoute quelques pompes. On libère dans l’amour tout ce qui n’aime pas les efforts physiques. Puis on refait la dragonne côté gauche.
Sur le dos : la jambe droite qui rit
Repos sur le dos, bras étendus derrière la tête, appui sur les talons. Le cœur s’ouvre et rit. Puis on monte la jambe droite, bas du dos plaqué au sol. On tire tendrement. Et c’est là que la séance atteint un pic mystérieux :
« Ça rit sans je. Notez qu’il n’y a plus de je quand ça rit. Il n’y a plus je, il n’y a plus moi. Juste ce qui est. »
Le rire s’incarne. Il n’appartient à personne. Il est, simplement. Le clown cosmique apparaît. Alexandre parle du yoga du rire, épidémie contagieuse, et même Lilith — la chatte du centre — s’y met. 🦋
Les doigts de pied : mudras oubliés
Genou vers le buste, puis étirement de la cuisse en pliant la jambe. Et enfin — surprise — les doigts de pied. On les attrape, on tire, on tire sur les méridiens d’acupuncture. Ce sont, dit Alexandre, des mudras du pied. Nouveau.
On étire chaque doigt, on fait du piano, on tourne. « Peut-être n’avez-vous jamais fait cela de votre vie. C’est nouveau, c’est important, pour garder un bel équilibre quand vous marchez, pour ne pas tomber. » Les doigts de pied ont le droit d’exister, eux aussi. Comme tout le reste. 🙏
L’harmonisation Ida-Pingala
Dans le repos final, une réalisation intime : le côté gauche, habituellement en surtension, est presque harmonisé. Il aura fallu quelques années. Mais le yoga fait cela — il rééquilibre Ida et Pingala, les canaux émotionnel et mental. Patiemment. Fidèlement. 🌅
La séance se referme en position assise, mudra pouce-index, regard entre les deux yeux, dos droit. Un namasté silencieux. Le matin a fait son œuvre.
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Vous êtes créateur, créatrice d’espace. Vous pouvez créer un espace pour accueillir les émotions, les sensations.
Plus je m’aime, plus ma vie est belle. C’est mathématique.
Ça rit sans je. Il n’y a plus je, il n’y a plus moi. Juste ce qui est.
Thèmes : création d’espace · souveraineté · accueil des émotions · élixir · amour de soi · yoga du rire · voie d’amour · harmonisation





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