
Cet article est la synthèse de la séance de Yoga Anatman du 9 septembre 2026, une matinée où nous avons osé regarder en face cette vérité troublante : nous ne sommes pas une seule personne, mais une multitude de parties qui, parfois, se battent en silence.
Il y a des matins comme celui-ci où quelque chose se fissure doucement ✨. Une évidence longtemps repoussée fait surface, portée par le souffle et la présence. Ce matin-là, Alexandre nous a invités à oser voir ce que nous sommes vraiment — non pas une identité figée, mais une tribu intérieure vivante.
Et si votre souffrance n’était pas un problème à résoudre, mais simplement une partie de vous qui n’a pas été entendue ? 🌱 Cette question a traversé toute la séance comme un fil d’or, cousant ensemble le yoga du corps et l’enseignement du cœur.
La tribu intérieure
Il paraît que nous sommes uniques. La société nous répète, depuis le premier prénom murmuré à notre naissance, que nous sommes un. Une personne. Un individu. Un nom sur une carte d’identité. Mais ce matin, dans le silence habité du yoga, une autre vérité a osé se dire 💫.
Vous êtes plusieurs. Vous êtes une équipe. Et la paix intérieure ne viendra pas en réduisant cette multiplicité — elle viendra en l’accueillant toute entière, avec amour, avec tendresse, avec la conscience qui éclaire tout 🕊️.
Alors respirez. Et laissez la porte s’ouvrir.
L’enseignement du matin
L’élixir du matin s’est déposé avec une douceur troublante. Alexandre est revenu des quinze minutes offertes de la veille — tout un après-midi d’entretiens intimes — et une évidence transversale s’est imposée : chacun d’entre nous est multiple 💫.
« J’avais besoin d’être aimé, entendu, accueilli dans tout ce que je suis. J’avais besoin d’accueillir toutes mes parties. J’avais besoin de reconnaître que je suis en plusieurs parties. » Cette réalisation a fait pleurer. Car elle défait la croyance fondamentale que nous serions une personne unifiée, alors que nous sommes une tribu intérieure.
La juge critique. Le perfectionniste. L’artiste. L’amoureuse. L’entrepreneur. La rationnelle. L’enfant intérieur. La femme sacrée. L’informaticien. Toutes ces sous-personnalités se sont construites depuis l’enfance, chacune avec ses désirs, ses stratégies, ses alliances 🌿.
Alexandre a évoqué le Voice Dialogue, technique inventée par les psychologues américains Hal et Sidra Stone, qui permet de discuter vraiment avec chaque partie. « Bonjour, qu’est-ce que tu veux ? » Et l’on écrit une fiche, patiemment, pour chacune.
« La souffrance et les douleurs sont la conséquence de : je n’écoute pas certaines parties. Voilà, tout simplement. »
Le problème ? Quand aucune autorité intérieure ne chapeaute la troupe, c’est l’armée mexicaine qui se bat. Des clans se forment — la juge critique alliée à l’auto-sabotage, la victimisation alliée au perfectionnisme. Chacune tire dans sa direction, et l’on fait du surplace avec des tensions, des douleurs, des souffrances 🕊️.
Le mantra sacré est venu : « Je suis la conscience qui chapeaute toutes les sous-personnalités. Je suis. » Cette position d’autorité n’est pas tyrannique — elle est souveraine. Elle crée de l’espace pour que chaque partie soit entendue, sans laisser aucune décider à votre place, à l’insu de votre plein gré.
Puis les mantras d’unification ont ruisselé : « Je libère dans l’amour tout ce qui m’empêche d’accueillir toutes mes parties. À toutes les parties de moi : je vous aime, je vous accueille toutes, vous avez le droit d’exister. Je suis désolé d’avoir mis aussi longtemps à comprendre. Pardonnez-moi, je vous pardonne tout. » 💖
Et cette phrase, qui a fait basculer la séance : « Je sors de toutes les clandestinités. Je mets tout en lumière. J’ose voir tout ce que je suis. » Tant qu’une partie n’est pas reconnue, elle agit dans l’invisible, cachée, clandestine. La lumière de la reconnaissance est libératrice ✨.
L’élixir du jour est donc double : souveraineté et pacification. Car « je ne peux pas être en paix si je suis en guerre à l’intérieur, c’est tellement évident ». L’alignement, c’est quand tout le monde est d’accord — cette ligne verticale qui traverse du sommet du crâne au premier chakra. Alors, et alors seulement, la tribu avance dans une seule direction, choisie, consciente, aimante 🌟.
Réalisations pendant le Yoga Anatman
🎁 Cet extrait de 10 minutes des réalisations de la séance vous est offert par ANATMAN TV.
La séance a commencé comme toujours par un rire. Ce rire qui désarme, qui déprogramme, qui rappelle que l’univers rigole avec nous et jamais contre nous 🌿. Puis les mains sont montées, les mollets et les cuisses se sont contractés, et nous nous sommes hissés sur la pointe des pieds comme une planche vivante, raides, puissants, tremblants.
« Je déclare ma vitalité à la vie. Je suis la vie qui accueille la vie et qui prend soin d’elle-même. » Ce mantra, murmuré dans l’effort, a fait surgir des larmes silencieuses ✨. Car prendre conscience de sa puissance musculaire, de sa santé, de sa capacité à tenir debout — c’est déjà un acte d’amour envers soi.
Puis vint la descente, pouces crochetés en arrière, buste sur les cuisses. « Je m’abandonne à mon yogi interne. » Le corps s’est ouvert, le bas du dos s’est étiré, les épaules ont libéré leurs vieilles tensions. Le bandeau sur les yeux amplifiait chaque sensation. Et déjà, une réalisation s’est glissée : une journée, ça se prépare.
« Plus je vais préparer ma journée, plus elle va être fantastique et je pourrai improviser dans cette journée. La préparation n’empêche pas l’improvisation. »
Ce mantra américain a résonné : fail to prepare, prepare to fail. Le manque de préparation mène souvent au désastre. Se lever quand le corps est prêt, sans réveil brutal 🌅, enlever les tensions avant même de commencer — voilà comment on choisit sa journée au lieu de la subir.
Les mains ont ensuite massé le crâne, les cervicales, la nuque, les trapèzes. Le masseur interne était à l’œuvre. Puis les ronds de menton, doux, décomposés millimètre par millimètre. Car c’est cela que nous apprenons dans le Yoga Anatman : ressentir chaque mouvement pour ensuite incarner cette conscience toute la journée — pas seulement dans la tête, mais dans le corps, l’émotionnel et le cœur 💖.
Le coude droit est monté, puis le coude gauche, étirant les omoplates, tout le côté du dos. Les bras en croix ont poussé des murs invisibles. Puis nous sommes partis en arrière, tête vers le ciel, colonne étirée dans la posture d’abandon. Et le mantra sacré est venu :
« À la vie, je t’aime. À l’amour, je t’aime. À l’univers, je m’abandonne. À l’âme, je t’aime. »
Un abandon à plus grand que soi 🙏. Un abandon qui n’est ni faiblesse ni renoncement — mais reconnaissance qu’il existe quelque chose au-dessus, au-dedans, qui nous porte.
Vint alors la posture des cinq tibétains, mains dans le bas du dos, colonne étirée. Puis un grand OM, jambes comme des racines, connecté au premier chakra, cette puissance de vie primordiale 🌿. Descente en avant, mains vers le tapis, arrière des cuisses qui s’étire, remontée lente depuis le bas du dos.
Et les ronds de bassin. Le plus possible à gauche, à droite, en avant, en arrière. Il manque le cerceau, a plaisanté Alexandre. Les abdos, les obliques, les hanches, les lombaires — tout travaillait dans la jouissance. « Quand tu de rester jeune très longtemps avec notre yoga ? Jeune jusqu’à la fin. Ça peut être cent cinquante ans, la fin. » 🦋
Puis la grenouille, cinq minutes accroupies, respiration du feu par le nez. Un choix : pompes pour raffermir, ou assise en demi-lotus pour ressentir le contraste. Car c’est là toute la sagesse de la pratique : passer de l’effort intense au lâcher total pour percevoir la nuance, la vibration, le vide fertile qui reste 💫.
« Je passe de beaucoup d’efforts à plus d’efforts pour bien voir le contraste. C’est très important de comprendre ce concept de contraste. »
Le chai fumait dans les tasses. Un son individuel a été soufflé à la surface. Et c’est là que l’élixir du matin a commencé à couler — mais nous y reviendrons dans l’enseignement.
Après l’enseignement sur les sous-personnalités, le corps est revenu au chat et à la vache, à quatre pattes, colonne ondulante. Puis allongés sur le dos, jambe droite montée en perpendiculaire, tirée comme un mât de bateau. Le cou détendu — c’est le piège, a rappelé Alexandre. La jambe gauche plaquée au sol, le talon appuyé, la cuisse qui s’étire, une circulation Ida-Pingala, yin et yang, dans les deux narines débouchées.
Et une réalisation nouvelle a jailli, très fine : chaque sous-personnalité peut être soit dans l’absolu, soit dans le relatif. Le perfectionniste dans l’absolu devient juge critique dans le relatif. C’est la même énergie, deux facettes. Et c’est l’équilibre absolu-relatif qui apporte la paix 🕊️.
La jambe gauche est montée à son tour. Et un mantra inattendu est arrivé : « Je décide d’être à la retraite. » Non pas la retraite administrative, mais la retraite du faire ce qui plaît. Alexandre a rappelé qu’il « n’a jamais travaillé de sa vie » — parce qu’il fait ce qu’il aime depuis ses dix-neuf ans.
« Il suffit juste de s’abandonner à vos passions, c’est tout, c’est très simple. Je libère dans l’amour tous les systèmes, programmes, conditionnements de la société qui voudraient que je me force à faire des choses que je n’aime pas. »
Puis Marianne Williamson est arrivée, portée par le souffle : ce dont vous avez le plus peur, ce n’est pas vos ombres, c’est votre lumière. Car l’ombre n’est qu’un manque de lumière. Il suffit d’allumer la lampe. « J’ose accueillir mon génie. J’ose reconnaître que je suis exceptionnel. Je n’ai pas peur de ma lumière. » 🌟
Puis la marche en conscience, yeux bandés d’abord. Le corps qui marche seul, guidé par le son, la voûte plantaire amplifiée, la confiance qui naît de la lenteur. « Si je vais lentement, je vais pas forcément percuter des choses. » Cartographier l’espace autrement. Marcher en arrière — tellement agréable, un étirement inversé, une connexion aux maîtres de Tai Chi qui savent que la conscience n’est pas plus devant que derrière 🦋.
Enfin les yeux se sont ouverts. Mais différemment. Non pas pour croire à la réalité 3D — mais pour la voir comme une information visuelle dans un jeu vidéo dont nous sommes les créateurs. Shiva crée le monde en ouvrant les yeux. Nous étions Shiva ce matin ✨.
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La souffrance et les douleurs sont la conséquence de : je n’écoute pas certaines parties.
Je suis la conscience qui chapeaute toutes les sous-personnalités, je suis.
Ce dont vous avez le plus peur, ce n’est pas vos ombres, c’est votre lumière.
Les retours du Nous
Salutations aimantes de la tribu
- « Bon Matin ! bisous calins » — Shakti Anne
- « bonjour a tous 👋 » — Francis
- « coucou 🥰 » — Ophélie
- « coucou Alexandre » — Mireille
Gratitude et amour partagés
« gratitude, pour les frissons, les rires et l’amour ! bonne et douce journée » — Shakti Anne
« Gratitude ! Je t’aime, je vous aime. Belle journée ! » — MaHA
- « gratitude 🙏 » — Valérie
- « je t’aime 🥰 » — Valérie
- « gratitude je t’aimeee » — Mireille
- « 💖🙏 » — Sandrine
L’enthousiasme pour la retraite d’octobre
« retraite impro piano !! bonne journée » — Rafaël
Thèmes : sous-personnalités · souveraineté · unification · voice dialogue · abandon · conscience · lumière · retraite






























