Yoga Anatman : S’abandonner au flot et libérer dans l’amour

Yoga Anatman : S'abandonner au flot et libérer dans l'amour

Cet article est la synthèse de la séance de Yoga Anatman du 9 juillet 2026, une pratique matinale où le corps s’est reconfiguré, où les larmes ont coulé sans raison, où la Kundalini a dansé le long de la colonne comme une rivière retrouvée.

Il y a des matins où l’on s’installe sur le tapis sans savoir ce qui va venir. ✨ Et puis, dès les premières inspirations, quelque chose cède. Une porte s’entrouvre. Le corps, encore engourdi de sommeil, se met à vibrer autrement.

Ce matin-là, il ne s’agissait pas seulement d’étirer des muscles ou de dérouiller des articulations. Il s’agissait de s’aligner avec l’être avant même que le mental ne prenne les commandes de la journée. 🌅 De laisser l’absolu précéder le relatif.

L’art de commencer la journée en beauté

Vous connaissez ce moment ? Ce court instant où, à peine réveillé, vous avez encore le choix. Le choix de basculer dans le tourbillon des pensées, des listes, des inquiétudes… ou de choisir autre chose. De choisir la gratitude. De choisir le corps. De choisir la présence.

Le Yoga Anatman propose un pacte simple : offrez-moi trente minutes à l’aube, et je vous rends la journée entière. 💫 Non pas parce que la pratique serait magique, mais parce qu’elle désarme les programmes avant qu’ils ne s’activent.

Ce matin, il fut question de lâcher, encore et encore. Il fut question de libérer dans l’amour. Il fut question de disparaître, ce mot qui fait peur à l’ego et qui fait rire l’être. 🕊️

L’enseignement du matin

Le fil rouge de cette séance, celui qui traverse toutes les postures et tous les mantras, tient en une phrase : « L’application, l’incarnation se fait toujours dans l’instant. »

Il y a un paradoxe magnifique dans l’enseignement Anatman. D’un côté, il est toujours possible — et parfois nécessaire — de canaliser une stratégie, un plan, une structure pour les mois et les années à venir. Ce n’est pas un obstacle. Ce n’est pas une trahison de la présence. De l’autre côté, l’incarnation réelle ne peut avoir lieu que maintenant, dans l’instant vivant.

Cette semaine, la pratique nous invite à vivre différemment. Naturellement. Depuis le cœur. Depuis l’être. Sans trop réfléchir. Non pas par rejet du mental, mais par redéfinition de sa place. Le mental devient outil, plus jamais maître. 🌱

Et il y a cette promesse qui traverse toute la séance : plus vous vivez maintenant, depuis le cœur, sans penser, plus vous êtes dans votre perfection. Alignés avec l’être. Il n’y aura pas d’erreurs — entre guillemets. Il y aura juste ce que vous sentez dans le moment, à l’écoute des émotions et des sensations corporelles.

« Ça va tout changer, parce que ça ne sera pas les programmes du mental qui vont vivre, mais ce que vous êtes réellement. »

Voilà la révolution silencieuse. Ce n’est pas vous qui devez changer. Ce sont les programmes qui doivent se dissoudre pour que vous — le vrai vous, celui qui était là avant tous les conditionnements — puisse enfin vivre. 💫

Le mantra « Je libère dans l’amour » prend alors tout son sens. Il ne s’agit pas de combattre les programmes. Il ne s’agit pas de lutter contre les mémoires. Il s’agit de les libérer. Dans l’amour. Avec douceur. Avec fermeté aussi, avec volonté, parce qu’une partie de vous ne veut pas le changement — et c’est légitime. C’est même sain. Mais l’autre partie, celle qui aspire à la liberté, doit prendre les commandes. 🕊️

Et puis il y a cette gratitude finale, cette évidence qui s’impose après la pratique : « Ressentez l’intérêt de faire le yoga juste après le réveil. Ça s’aligne dès le réveil. » C’est le pouvoir du cycle. La régularité. La répétition qui devient rituel, qui devient nature, qui devient vous. 🌅

Réalisations pendant le Yoga Anatman

🎁 Cet extrait de 10 minutes des réalisations de la séance vous est offert par ANATMAN TV.

La séance s’ouvre par un massage des joues et des mâchoires. Vous entendez ce craquement discret quand les mâchoires s’écartent ? C’est le masseur interne qui reprend son travail. Rien à faire, juste à accueillir. La conscience descend déjà dans les sensations corporelles, cette habitude qui devient, matin après matin, une seconde nature. 🌱

Puis vient la rotation lente de la tête. Un cou qui s’étire, et cette phrase murmurée : « jouissance de l’étirement du cou dès le matin ». Il y a une euphorie dans ce geste simple. Le corps n’attendait que cela. Vous pouvez le refaire à tout moment de la journée, quand la tension revient, quand l’écran vous a courbé.

Vient ensuite le hâm dans les pieds, les mains montent, les abdos se contractent, les cuisses, les fessiers. On monte, on monte, on regarde en face. Et cette question fondamentale : « Est-ce que je suis stable ? » ✨ On ressent tout ce que le corps fait pour rester en équilibre, ces micro-ajustements silencieux, ces négociations permanentes entre les muscles.

« Gratitude, je suis dans mon corps, je ressens les sensations corporelles. Je suis là. »

Et voilà la première réalisation profonde du matin : être là. Simplement là. Pas ailleurs. Pas dans la journée qui vient. Pas dans les mails qui attendent. Ici. Dans les pieds plaqués au sol, dans les muscles contractés, dans les abdos qui tremblent légèrement. 💫

Le bras droit monte, plie, redescend. Puis le gauche. Cinq fois chacun. Et chaque montée est accompagnée d’un mantra intérieur : « Je dis à tous mes systèmes, la vie est belle. » Vous imaginez ? Informer tous vos systèmes, dès le matin, que la vie est belle. C’est un ordre donné à l’univers intérieur. 🌿

Les mains se croisent en l’air, les pouces se crochètent en arrière. Et là, cette phrase à répéter ensemble, tous ensemble, à voix haute : « Je m’abandonne. » Trois mots. Trois mots qui contiennent toute la pratique. Trois mots qui font trembler quelque chose de très ancien à l’intérieur. 🙏

La colonne part en arrière, tout doucement. Puis en avant, vertèbre par vertèbre. Les mains vers le sol, la tête vers le sol, l’arrière des cuisses qui s’étire. On lâche, on lâche, on lâche. Ce mot revient comme un mantra involontaire, une prière du corps.

Puis vient le massage du cou par le coude opposé. Un massage qui n’est pas une caresse. « C’est j’enlève les tensions », précise la voix. Un massage puissant, presque brusque, qui va chercher les nœuds là où ils se cachent. Trapèzes, cervicales, arrière de la tête. Et le masseur interne, habitué, sait exactement où appuyer. Il suffit de disparaître. 🦋

Vient ensuite le déverrouillage du bassin. Les genoux légèrement fléchis, on trace de grands ronds. On sort du tapis à gauche, à droite. Et cette évocation qui suspend le temps :

« Imaginez, vous êtes avec moi à Rishikesh, près du Gange. Depuis des milliers d’années, des millions de yogis font du yoga. »

Vous sentez ? La pratique n’est pas la vôtre. Elle est celle de millions d’êtres avant vous. Vous vous inscrivez dans un fleuve. Vous êtes une goutte du Gange. 🌊 Et une amélioration se ressent, palpable, depuis mardi. La souplesse gagne du terrain. La confiance s’installe. La stabilité revient.

Puis le corps passe en mode automatique. On s’abandonne au yogi interne qui prend les commandes. Postures de grenouille, respiration du feu — expiration puissante par le nez, l’air rentre tout seul. Chacun son rythme. Le yogi interne sait. Le mental peut se taire.

Assis, le talon sur le périnée en demi-lotus, arrive alors le moment le plus poignant de la séance. Le mantra sacré :

« Je libère dans l’amour tous les programmes, mémoires, conditionnements, informations, implants, parasites, entités, forces invisibles, tout ce qui m’empêche d’être ému, de pleurer, de rire, de vivre les émotions. »

Et là, quelque chose cède. Ça pleure. Sans raison identifiable. Sans souvenir précis. Les larmes viennent parce qu’elles étaient prêtes à venir. 💖 Le mantra continue, avec plus d’intensité, plus de volonté : « Je libère dans l’amour ». Il y a des nuances qui s’entendent dans la voix. Il y a des parts de soi qui résistent au changement — et c’est précisément pour cela que le mantra fonctionne. Il informe les systèmes inconscients, vivants, autonomes, de la volonté de transformation.

Puis vient une deuxième vague : « Je libère dans l’amour toutes les informations qui veulent me faire peur concernant le futur. » Et cette phrase, presque un serment : « Je vis maintenant dans mon corps physique. Je m’abandonne au flot. »

La tasse de thé est bue en gratitude — un thé vert à la menthe, offert par les feuilles broyées, préparé avec conscience. Ce n’est pas un rituel décoratif. C’est un pont entre l’absolu et le relatif, entre la méditation et l’incarnation. 🍵

Puis vient la préparation de la planche. La colonne s’étire en arrière, mains posées derrière. Inspiration par le nez, expiration par la bouche. Le bassin monte, la table se forme. Et pour ceux qui veulent aller plus loin, la respiration du feu pendant la posture : plein d’oxygène dans tout le système. On monte, on monte, mais paradoxalement on lâche tellement que ça se fait tout seul.

La posture du papillon suit. Les plantes de pied se touchent. Le buste se penche en avant. Les genoux oscillent, montent, descendent, comme les ailes du papillon qui vous ressemble. 🦋 Vous devenez ce que vous pratiquez.

Puis le grand allongement au sol. La sangle attrapée, le bas du dos plaqué, le bandeau sur les yeux. On disparaît. Il ne reste plus que la conscience qui ressent le contact avec le sol. Et cette phrase qui bouleverse :

« C’est la joie quand il n’y a plus personne. La joie de disparaître. L’être est dans la joie de disparaître, l’ego est dans la peur de disparaître. »

Voilà le cœur de la pratique. Voilà pourquoi le yoga s’appelle Anatman — Non-Soi. 🕊️ Ce qui a peur de disparaître n’est pas vous. Ce qui jouit de disparaître, c’est vous.

Vient alors la jambe droite en perpendiculaire. Appui sur le talon opposé, la jambe monte. Et une jouissance cosmique arrive, presque orgasmique. Le corps rit. La Kundalini se réveille sur la mezzanine — bruits bizarres, sursauts, tremblements. C’est naturel. On s’abandonne.

Même chose avec la jambe gauche. Tremblements assumés. Puis vient la torsion, à gauche d’abord. Les genoux tombent, le bras droit s’étend, la tête tourne à droite, la main gauche appuie sur les genoux. Toute la colonne se tord comme un torchon qu’on essore. Quatre minutes de chaque côté. Sans forcer, sans douleur, mais avec précision. 🌿

Enfin, en position assise, jambes tendues devant, l’étirement du premier doigt de pied. Puis le deuxième, troisième, quatrième, cinquième. Chaque orteil devient un portail. Les tremblements montent dans le bas du dos, dans le premier chakra, dans le périnée, dans le coccyx. La Kundalini circule comme un circuit qui se réactive. ⚡

Et pendant tout ce temps, cette instruction récurrente : si ça pleure, ça pleure. Si ça tremble, ça tremble. Le corps se reconfigure. Le corps se met à jour. Il n’y a pas besoin de comprendre. Il faut juste laisser faire. 💞

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La joie de disparaître. L’être est dans la joie de disparaître, l’ego est dans la peur de disparaître.

Je libère dans l’amour tout ce qui m’empêche d’être ému, de pleurer, de rire, de vivre les émotions.

Ça ne sera pas les programmes du mental qui vont vivre, mais ce que vous êtes réellement.

Thèmes : abandon · kundalini · libération · instant présent · gratitude · non-soi · reconfiguration · incarnation

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