
L’être : nous avons Arnaud.
Arnaud : bonjour Sébastien.
L’être : bienvenue.
Arnaud : merci.
L’être : comment ça va ?
Arnaud : ça va.
L’être : gratitude d’avoir un homme qui a fait le stage, je sais plus lequel !
Arnaud : la vie de rêve.
L’être : comment tu te sens dans ton corps ?
Arnaud : vibrant.
L’être : gratitude, c’est chouette d’être avec toi. Ça fait deux ans que tu passes dans dialogue avec l’être ?
Arnaud : je compte plus.
L’être : il y a tout un parcours, alors est-ce ce qu’il y a une question qui viendrait, « pourquoi Arnaud ? », « pourquoi je ? » ?
Arnaud : pourquoi Arnaud se sent isolé ?
L’être : donc la question, c’est plutôt, pourquoi Arnaud est isolé ?
Il se sent isolé parce qu’il est isolé, donc la vraie question derrière, c’est : pourquoi Arnaud s’est isolé ? Ça, c’est la vraie question.
J’avais besoin de voir que les programmes d’Arnaud étaient des programmes qui allaient l’isoler à cause de la blessure de rejet et de toute l’histoire, l’enfance, etc.
Ce sont les conditionnements, les programmations, les croyances aussi, c’est tout ce qui fait Arnaud qui le pousse à s’isoler, ça fait des années en plus tu as remarqué ?
Comme si t’avais un truc, une tendance à s’isoler et à se replier sur soi, à être seul, à se couper des autres. C’est la définition d’introverti.
La question, c’est : pourquoi Arnaud est introverti alors que les gens sont extravertis ? Il y a un truc un peu triste.
Comme tu es déjà passé 30 fois, on a vu pourquoi à mon avis.
La vraie question, c’est ce que je voudrais maintenant et voir comment en sortir en fait.
Qu’est-ce que tu voudrais voir apparaître dans ta vie qui te permettra d’être moins isolé, des amis, une chérie, un travail qui te plaît, les trois ?
Je te fais un paquet complet avec les trois si tu veux, c’est moins cher.
Arnaud : oui, ça parle des trois et puis en sous-jacent ça parle d’en finir avec un sentiment de grande solitude. En grand, je ne sais pas ce que je fais ici.
L’être : as-tu vérifié le taux d’anémie ?
Arnaud : oui.
L’être : alors ça a donné quoi les analyses de sang ?
Arnaud : ça allait, pas de problème d’anémie.
L’être : donc c’est un problème uniquement de caractère. As-tu fumé du cannabis étant plus jeune ?
Arnaud : non, j’ai déjà essayé une ou deux fois, mais non, je ne suis pas un fumeur.
L’être : tant mieux, n’essaie plus, c’est très bien, il ne faudrait pas rajouter ça en plus par rapport au profil.
Arnaud : après par un temps, j’avais déménagé, j’habitais à côté d’un voisin qui est devenu, on va dire un pote transitoire qui lui était plongé dans la cocaïne et ça m’a causé des problèmes relationnels, mais est-ce que chimiquement, j’ai pu être impacté ?
L’être : non, c’est seulement quand on prend, heureusement que tu n’es pas impacté par tes copains. Ça si tu restes trop longtemps avec eux.
Par contre, ça peut impacter les idées, mais ce n’est pas sûr, ça dépend de chacun et de la force de caractère de chacun.
C’est l’histoire du 3ᵉ chakra, donc il y a deux étapes.
La première étape : je canalise ce que veut l’être.
La deuxième étape : Arnaud manifeste ce que veut l’être.
Est-ce que je sais ce que veut mon être, qu’est-ce qu’il veut l’être ?
Arnaud : en dehors de la réalisation, ce n’est pas clair.
L’être : il y a un élan, j’ai envie de sortir d’Arnaud, c’est ça ce que tu entends par la réalisation du soi ?
Arnaud : être davantage épanoui, moins dans le contrôle, dans les peurs.
L’être : oui, sortir Arnaud, c’est ce que tu décris,
Arnaud : et retrouver une joie de vivre.
L’être : oui, avant, c’était beaucoup plus mélancolique, il y a deux ans, je me rappelle, tu as fait des progrès, il y avait une mélancolie ambiante.
Tu fais les méditations le dimanche ou non ?
Arnaud : oui.
L’être : ça aide ou pas, est-ce que ça fait un changement dans ta vie ?
Arnaud : oui, ça aide, il y a pas mal d’expériences de paix, il y a des très belles réalisations.
L’être : déjà, c’est bien que tu as fait des progrès avec ça. Le yoga, as-tu essayé ?
Arnaud : oui, aussi.
L’être : parce qu’en fait Sébastien trouve ça un peu long, mais quelque part, je ne me rappelle pas d’où tu viens, ça dépend d’où tu viens.
Deux ans, ce n’est pas si long si tu as fait beaucoup de progrès vu qu’il a fallu 20 ans avant pour faire tout ça, 30 ans même, je crois.
Est-ce que tu es dans le groupe Télégramme pour justement rencontrer des gens, tu discutes avec plein de gens.
Arnaud : non pas dans le Télégramme, dans le groupe de stage.
L’être : oui, dans le groupe WhatsApp, mais peut-être, tu pourrais aller dans groupe Telegram !
Depuis que tu as fait le stage, tu as plus de connexion avec les autres, cela t’a sorti de l’isolement, j’ai l’impression.
Arnaud : oui, un peu, mais c’est vrai que dans la rencontre physique, c’est très restreint au cercle familial, car il y a eu pas mal de changements, il y a eu des ruptures amoureuses, le cercle social s’est vraiment transformé du tout au tout du jour au lendemain, plus le cercle du travail, etc.
L’être : pourquoi tu ne viendrais pas faire le potager en avril, comme ça tu rencontres des gens ?
Arnaud : oui, j’ai réfléchi.
L’être : pour rencontrer des personnes du groupe qui ont envie de voir comment elle est la vie ensemble, c’est comme une colonie de vacances.
Si j’ai envie de rencontrer des gens, je vais en colonie de vacances, c’est logique.
J’avais besoin de passer du temps avec des personnes qui ont le 3ᵉ chakra ouvert et qui créent dans la matière.
J’avais besoin de m’appuyer sur le groupe, sur un nous, sur des personnes que j’allais rencontrer pour me remettre un peu sur les rails de l’action.
Si je vais dans un train, le train, il va avancer tout seul, c’est ça que je ressens.
Tu as besoin d’aller dans un train, un projet, c’est-à-dire un projet communautaire.
Ça peut être dans ta ville, ça peut être n’importe quel projet communautaire parce que cela te permettrait d’être avec des gens et puis tu as une fonction et tu ferais des choses et dans l’inconscience ça remet en route le système du « Je ».
J’avais besoin de me sentir à ma place, quelque part aussi, parce que dans le : je me suis isolé, il y a aussi derrière, caché : je ne me trouvais nulle part à ma place avec les autres.
J’avais peur d’être rejeté ou de ne pas être comme il faut, de ne pas être compris et du coup, j’avais tendance à ne pas aller avec les autres à cause de ça alors que j’avais besoin de voir qu’il y a une probabilité pour que je sois accepté et aimé pour ce que je suis.
Comment tu te sens avec cette idée d’aller dans un groupe, quel que soit le groupe d’ailleurs, pour justement apprendre ?
Arnaud : c’est un peu bloqué au niveau du cœur.
L’être : j’avais peur d’être rejeté, mais tu ne seras pas rejeté, sauf si tu viens et que tu ne fais rien, je te le dis tout de suite.
L’année dernière, il y avait des gens qui étaient venus, mais ils ne voulaient rien faire.
C’est quand même ceux qui veulent créer le potager pour qu’on mange cet été.
C’est vrai qu’il y a le côté colonie de vacances, mais ce n’est pas un hôtel gratuit non plus où on rencontre des belles nanas !
Il y a des belles nanas, c’est un hôtel gratuit, mais il faut quand même faire le potager et il faut donner un peu quelque chose pour que ce soit un peu équilibré.
À tous celles et ceux qui veulent venir, ce n’est pas une colonie de vacances gratuites, ce n’est pas le but.
C’est bien de créer aussi, ça permet d’activer le 3ᵉ chakra et cela permet d’être avec les autres, il y a les interactions quand on fait à manger dans la cuisine, quand on mange ensemble, il y a toutes les interactions.
J’avais besoin d’aller trouver dans un groupe tout ce que je n’avais pas encore activé en moi.
Aller chercher dans un groupe tout ce que je n’ai pas encore activé en moi, mais qui va s’activer grâce au groupe, donc c’est temporaire.
Si je suis dans un groupe d’entrepreneurs, je vais activer l’entrepreneur en moi, si je vais dans un groupe de jardiniers, je vais activer le jardinier en moi, c’est aussi simple que ça, ça s’appelle les neurones miroirs, ça a été vu par les psychologues sur les singes, nous sommes des singes donc si nous sommes avec des singes de telle espèce, on va faire comme eux, et là, ça sortirait de l’isolement.
J’ai besoin de trouver des singes qui me plaisent pour faire des activités qui me plaisent avec eux et mon rôle, ma place dans le groupe, ça sera d’être singe avec eux, d’être ce que je suis et donc ça implique de trouver un groupe qui va t’accepter tel que tu es sans te critiquer, sans te juger, sans vouloir te changer aussi.
C’est important ça, il y a beaucoup de groupes qui essaient de vous changer. Vous pouvez trouver un groupe, un nous, n’importe quel groupe.
Ça peut être un groupe de ceux qui jouent aux échecs ou ceux qui font du sport, mais qui n’essaie pas de vous changer ou de vous convaincre. Ça existe, il suffit de le définir et le créer dans votre réalité.
Je veux bien être dans un groupe où je peux être moi dans le groupe et d’ailleurs après cette idée-là, de trouver un nous dans lequel je peux être moi, tu fais un copier-coller avec ta chérie, ta future chérie.
Je veux une chérie avec laquelle je peux juste être moi tout le temps, tel que je suis sinon prendre une autre, c’est simple en fait.
C’est la même idée, je suis moi dans un nous, c’est un nous à deux, un nous à huit, c’est toujours un nous, c’est ça le groupe.
Comment tu te sens avec cette idée d’aller dans un nous, dans un groupe ?
Arnaud : un peu enthousiaste, ça fait un peu peur, il y a la peur de commencer, que ça s’arrête.
L’être : mais ça s’arrêtera mon chéri et même souvent dans le couple ça s’arrête.
Je suis désolé d’être aussi brutal auprès de tout le monde, mais la réalité, l’expérience fait qu’en général les choses s’arrêtent.
Ce n’est pas grave, tu vas dans un nous et après, c’est la fin des vacances, tu les retrouveras l’année prochaine tes amis. C’est accepter que ça puisse s’arrêter en fait.
Tu sens que derrière, il y a un truc qui n’y va pas parce qu’il a peur de souffrir quand ça s’arrêtera.
Je ne vais pas dans un couple non plus parce que si ça s’arrête, je vais souffrir, je ne vais pas dans un nous parce que si ça s’arrête, il y a un vide en moi, mais avec cette idée-là, tu ne vis pas et puis tu restes chez toi isolé justement, tu vois le problème ?
Arnaud : oui, il y a une difficulté physique, ça comprime dans la gorge.
L’être : j’avais été bâillonné dans un groupe avant, ils t’ont bâillonné à l’école, comme si tu avais été castré de la gorge, c’était interdiction de parler.
Peut-être qu’il y a eu un prof castrateur ou un truc comme ça ?
Dit avec moi :
Je m’autorise à dire,
je dis ce que je ressens,
je n’ai pas honte.
Voilà, c’est oser être et oser dire. Il y a des résidus à l’école où tu n’as pas le droit de dire, un maître sévère ou une maîtresse sévère ou un truc comme ça, ce n’était pas que toi, c’était tout le monde, personne n’avait le droit de parler.
Arnaud : il n’y a rien qui vient à part les trucs de la crèche, les trucs à la maison quand je fais des grosses colères, mais je ne sais pas si ça peut être ça vraiment.
L’être : qu’est-ce qui se passait pendant les colères ?
Arnaud : c’est ce qu’on m’a raconté, c’est-à-dire que quand il y avait des problèmes à la crèche, puis mes parents avaient repris ce truc-là. Une fois, il y avait apparemment de la colère, enfin, ils n’arrivent pas à contrôler la situation et j’avais la tête sous l’eau.
Ils me mettaient la tête sous l’eau, ils me mettaient de l’eau froide sur la tête pour me calmer.
L’être : c’est un choc psychologique, ils ont des drôles de techniques dans cette école. C’étaient tes parents ou à la crèche ?
Arnaud : c’était à la crèche, et mon père avait repris ça en pensant que c’était bien.
L’être : ça te faisait quoi d’être la tête sous l’eau ?
Arnaud : c’est un choc oui, ça calme, mais passer du chaud au froid d’une manière extrême…
L’être : c’est très violent comme technique. C’était quand j’étais en colère, je subissais la douche d’eau froide ou un seau d’eau froide, c’est ça ?
Arnaud : il y avait dans la cuisine, dans le lavabo, il y avait dans la douche sous le jet d’eau froide…
L’être : mais il y avait souvent des colères ?
Arnaud : j’ai le souvenir de deux fois, une fois dans la salle de bain et une fois je me souviens d’avoir la tête sous l’eau.
L’être : et depuis il y a plus de colère, j’ai l’impression ?
Arnaud : après, il y a eu d’autres colères, mon père m’empoignait et me jetait sur mon lit.
Ma mère en fait, elle est de taille petite et c’était souvent des altercations avec elle et du coup, elle fait appel à mon père et lui, il fait 1,90 m, une voix grave, c’était assez impressionnant. C’étaient des choses comme ça.
L’être : oui, c’était violent alors.
On va dire ensemble :
J’ai le droit de me mettre en colère,
j’ai le droit de m’exprimer,
j’ai le droit de pleurer,
je laisse la vie être.
On va dire aussi :
J’ai le droit d’aimer,
j’ai le droit d’être aimé.
Redis :
J’ai le droit d’aimer.
As-tu vu le truc dans la gorge qui racle ?
Arnaud : ça a pleuré et ça pleure en même temps.
L’être : nous allons dire :
J’ai le droit d’être créatif.
C’était vers quel âge les colères avec la douche ?
Arnaud : je dirais entre quatre ans et cinq ans.
L’être : oui, c’était jeune.
Arnaud : il y avait la crèche aussi donc c’était avant.
L’être : c’est fou leur technique à la crèche.
Arnaud : c’est vrai que ma mère m’a dit qu’elle trouvait ça pas normal aussi.
L’être : c’est sûr que ce n’est pas normal, c’est de la torture.
Arnaud : oui, j’ai toujours été en colère, en pétard et mes parents aussi. Je leur en ai voulu de reproduire ça ou de ne pas avoir dit quelque chose.
C’est difficile de se positionner dans les relations de confiance.
L’être : dis avec moi :
À mes parents,
je vous aime,
je suis désolé,
pardonnez-moi,
je vous pardonne tout.
La question est aussi : pourquoi j’ai du mal à avoir confiance dans les autres, c’est ça ce que tu voulais dire avant ?
Arnaud : il a peur de la violence, la peur de soi.
L’être : il a peur de sa propre colère, c’est ça sa propre violence.
En fait, le mécanisme est le suivant : j’ai un système dans l’inconscient qui m’empêche de vivre les émotions, la colère, la tristesse, tout ce qui est intense, et du coup des fois ça déborde et ça pourrait être très intense, c’est pour ça qu’il y a la peur d’être trop.
C’est arrivé que tu te mettes en colère après l’enfance ? C’était quand la dernière fois ?
Arnaud : c’était il y a une semaine ou deux.
L’être : et comment ça s’est concrétisé, la colère ?
Arnaud : c’était comme un pétage de plomb. Il y avait mon neveu à la maison et ma mère, on devait déterminer quelque chose ensemble pour le ramener chez sa maman et j’étais un peu perdue par le fait de ne trouver la réponse dont j’avais besoin et ma mère, elle insistait.
Je me sentais pris au piège donc j’avais besoin d’un espace pour respirer, sauf que ma mère ne me laissait pas faire et du coup, je suis remonté dans ma chambre, mais elle continuait à chercher et cela m’a mis dans une colère énorme.
L’être : mais comment la colère s’est manifestée ? Tu as crié ? Tu as cassé un truc ?
Arnaud : oui, j’ai flanché la porte de manière impulsive.
L’être : tu as frappé la porte, enfin, tu as claqué la porte.
Arnaud : oui, j’ai claqué la porte et j’avais aussi une colère au point, mais je me suis retenu. J’ai presque frappé le mur quand j’étais près d’elle et de mon neveu.
L’être : j’avais besoin d’aller dans les bois pour exorciser la colère, crier, taper sur des bouts de bois.
Si tu es en Dordogne, tu feras ça pendant le potager, on aura le temps de faire des petits ateliers.
On fait ça pendant les stages de toute façon en Dordogne et avec les bouts de bois, je libère la colère parce qu’il y a besoin d’un acte psychomagique. Il y en a qui cassent des assiettes…
Arnaud : j’avais acheté un punching-ball et ça m’était arrivé aussi d’être monté en température avec ma mère et à ce moment-là, j’étais allé en garage, j’ai installé le matériel et je m’étais mis à frapper dans le sac.
L’être : c’est bien ça, frapper dans le sac, mais tu peux le faire encore ?
Arnaud : oui, je peux le faire encore.
L’être : dès que tu es en colère comme ça, tu vas frapper dans le sac, surtout si tu l’as à la maison, c’est pratique.
La colère, elle a une raison d’exister, il y a quelque chose à l’intérieur d’Arnaud qui est en colère et cette colère, soit je la laisse dans l’inconscient, puis elle va me faire chier à l’avenir quand je n’aurai pas envie, soit je la libère en tapant sur le sac.
En exprimant la colère, tu vas te libérer de la colère et ce n’est pas elle qui va avoir l’emprise sur toi.
La colère viendra quand tu n’auras pas envie qu’elle vienne, c’est ça le problème de garder un truc comme ça à l’intérieur, il ne faut pas garder, il faut exprimer au fur à mesure pour qu’elle ne soit pas trop grosse parce qu’effectivement, il y a l’effet cocotte-minute après si tu la laisses tout le temps augmenter.
Comment tu te sens ?
Arnaud : plus apaisé, il y a des picotements dans les mains, dans les pieds.
L’être : qu’est-ce que tu voudrais créer dans ta réalité ?
On va focus sur le sujet principal que tu voudrais. Qu’est-ce que tu voudrais alors dans ta vie ?
Arnaud : je voudrais trouver la paix.
L’être : ça, c’est déjà en route avec la méditation. C’est Arnaud qui dit ça, si tu fais la méditation, tu sors d’Arnaud et tu retrouveras la paix mais là et tu es déjà la paix.
Est-ce que tu arrives à trouver la paix quand tu fais la méditation du dimanche ?
Arnaud : oui.
L’être : à chaque fois que tu as besoin de paix, tu remets le replay de la méditation.
Arnaud : oui, c’est vrai, tu as raison. Il y a peut-être comme une envie d’en finir une bonne fois pour toutes avec ça…
L’être : avec quoi ?
Arnaud : le fait de chercher.
L’être : le fait de chercher à s’éveiller ou à sortir d’Arnaud, tu veux dire ? Chercher quoi ?
Arnaud : je ne sais pas vraiment, c’est comme si ça revenait tout le temps.
L’être : il y a quelque chose qui cherche, mais tu ne sais pas quoi, c’est ça ?
Arnaud : voilà, c’est ça. Des fois, je me dis, c’est peut-être connecté avec une douleur ou des restants de mal-être, je ne sais pas vraiment.
L’être : donc il y a la question de l’ancrage et de l’enracinement, pour bien ressentir tes pieds et tes jambes. Comment tu te sens dans tes pieds, dans tes jambes ?
Arnaud : ça picote.
L’être : tu es pieds nus ?
Arnaud : oui.
L’être : je voudrais trouver la paix, enfin, c’est plutôt, je voudrais être la paix, donc la question, c’est : pourquoi je suis sorti de la paix ?
Ça, c’est suite à l’identification à la personne et la question derrière, c’est : qu’est-ce qui m’inquiète ? C’est quoi qui t’inquiète qui fait que tu sors de la paix initiale ?
Arnaud : c’est la mort.
L’être : ça perche haut chez toi, je ne sais pas pourquoi.
Tu fais des pratiques spéciales pour être autant pêché ou connecté ?
Arnaud : il y a les lectures des sept sens, de vidéos.
L’être : tu fais ça à plein temps ?
Arnaud : oui, tout le temps.
L’être : tu fais l’éveil à plein temps, c’est ça ?
Arnaud : oui, à plein-temps.
L’être : c’est comme les moines bouddhistes, tu es un moine en fait, c’est ça ?
Tu t’investis beaucoup dans l’éveil, tu vas y arriver, c’est très perché.
Il y a quand même besoin d’équilibrer chez toi avec les actions concrètes.
Il ne faudrait pas que les méditations soient une fuite du réel, tu comprends ?
Les méditations et les canalisations, tout ça, c’est bien, c’est super important pour connecter l’être, mais en soi, ça ne sert à rien d’autre.
Une fois que t’as connecté l’être, l’être dit ce qu’il y a à faire et il n’y a plus qu’à faire, donc là avec toi, on serait plutôt dans la deuxième étape : qu’est-ce que je manifeste ?
C’est fini l’étape : qu’est-ce que je rêve ? Il y en a assez chez toi.
Il y a Arnaud qui rêve sa vie, mais il faut qu’il se bouge un peu les fesses et qu’il commence à agir. C’est le côté 3ᵉ chakra, maintenant, j’y vais.
Je te recommande de faire que du concret : faire le potager, aller dans un club de tennis, etc.
Que du concret maintenant, il faut arrêter tout le reste, tu n’as pas besoin de plus de méditation du dimanche, ça suffit.
Si tu fais trop de trucs comme ça, tu te déconnectes et tu te perches encore plus, alors la priorité dans ton système, c’est créer, créer, créer, manifester, manifester, manifester.
Même si c’est faire du sport, même si c’est faire une pratique, peu importe. C’est ça l’objectif : créer, créer, créer. C’est la création qui va te libérer.
T’avais déjà fait des initiations chaktipat, ou l’éveil de Kundalini ?
Arnaud : des ateliers, oui.
L’être : Comment tu te sens dans ton corps ?
Arnaud : ça bloque au niveau du chakra de la gorge, c’est puissant au niveau du thorax.
L’être : que fais-tu comme sport en ce moment ?
Arnaud : hier, il y avait un entraînement de basket.
L’être : et c’était bien ?
Arnaud : oui, pour le corps, c’était fort.
L’être : fais en plus alors !
L’idée par rapport à ta configuration, c’est d’aller dans le corps, d’aller dans le corps et d’aller dans le corps et puis de faire des choses, de faire des choses et de faire des choses, même si ça a l’air d’être des petites choses.
Même si ça a l’air d’être des petites choses, ce ne sont pas des petites choses, ce sont des grandes choses pour toi. Rester avec des gens dans ta ville et puis être avec eux, puis faire des trucs toute la journée.
Arnaud : ça bug.
L’être : Ça n’a pas envie de faire des choses toute la journée ?
Arnaud : si ça a envie de faire des choses toute la journée, sauf que ça bug avec le côté autodidacte. Il voudrait plus se poser la question et arrêter d’attendre que ça lui tombe dessus comme ça, que les choses viennent à lui, et aller les chercher.
L’être : oui, c’est passer du mode passif au mode actif en fait.
Arnaud : voilà, c’est ça parce que au final, il revient toujours au même.
Il retourne dans sa chambre et il fait ses pratiques et puis ça revient comme ça, par le hasard des choses, une rencontre, mais il y a toujours ce truc, ça reste dans son coin et ce n’est pas content, ce n’est pas content du tout.
L’être : touche ton corps parce que ça monte très haut, on est en train de partir dans d’autres dimensions, une grosse méditation.
Dis avec moi :
Je reviens dans mon corps,
je ressens mes pieds maintenant.
J’avais besoin de faire des massages, donner et recevoir.
J’avais besoin d’être avec des personnes qui font plein de choses tout le temps et j’avais besoin de faire avec elles, c’est ça la prochaine étape.
En allant dans un processus où tu es avec des personnes qui font, alors tu vas faire avec eux sans te poser des questions et tout le système va se modifier.
C’est-à-dire qu’après, je serais habitué à faire des choses avec les autres.
C’est vraiment un changement de contexte qui va te permettre de sortir du trou. Là, c’est comme si tu es enfermé dans un trou.
Si tu as remarqué, c’est toujours la même chose qui se répète.
Arnaud : oui, et d’un côté, ça me permet aussi de travailler les routines.
L’être : oui, ça peut être bien, mais là, il y a tendance à se percher et à rien faire. Il y a routine et routine.
Si dans la routine, tu as 1h pour faire un truc, ce n’est pas pareil que… C’est une routine où il n’y a rien qui ressort de la routine.
J’ai besoin de créer des objets, j’ai besoin de manifester, alors j’avais besoin de comprendre. J’avais besoin de comprendre que je suis venu sur terre pour manifester, pour créer.
En tant qu’outil divin, en m’abandonnant à l’être, à Arnaud, au « Je » ; Arnaud, il va créer des choses, ou plutôt l’être, va créer des choses à travers Arnaud.
C’est juste ça le truc, créer, créer et créer.
Dis avec moi :
Je suis la création,
je manifeste,
je crée,
je laisse créer à travers moi.
Alors qu’est-ce que tu veux créer dans ta réalité, on va aller un peu dans le concret.
Arnaud : un boulot qui me plaît, une chérie qui m’aime…
L’être : choisis un, on va s’occuper d’un des deux projets. Quelle est la priorité parmi les deux ?
Arnaud : la priorité, ça serait… Je ne sais pas.
L’être : on va s’occuper des deux alors, on va commencer par la chérie. Tu as suivi la session juste avant ou non ?
Arnaud : non.
L’être : je te recommande de la regarder, elle était spectaculaire et fantastique pour créer une chérie dans ta réalité.
Si tu la repasses, tu vas comprendre à mon avis tout ce qu’il y a à comprendre à la date d’aujourd’hui. C’est toi qui crées ta réalité, c’est toi l’univers, mais si tu ne définis pas ce que tu veux, l’univers t’envoie n’importe quoi, voire rien du tout même.
C’est à toi de définir ce que tu veux précisément, tu verras dans la session et une fois que tu as vraiment bien décidé, tu vas aller faire des rencontres, tu vas vraiment créer le projet comme n’importe quel projet.
C’est pour la même raison qu’il y a ni la chérie, ni le travail.
Je croyais que je devais attendre que ça arrive tout cuit dans ma bouche, mais non, ça ne marche pas comme ça.
J’avais besoin vraiment de réaliser qu’il ne se passera rien si je ne fais rien.
Il y a un côté passif, attentiste chez toi de : je crois que quelqu’un, l’univers, la vie, Dieu va s’occuper de moi.
Non, il n’y a personne, il n’y a que toi qui peut s’occuper de toi. C’est important que tu l’entendes.
Arnaud : j’ai entendu.
L’être : et c’est à chacun de s’occuper de soi. Évidemment que quand tu auras une chérie, elle s’occupera de toi, mais déjà pour avoir la chérie, il faut que tu commences à manifester. Pourquoi il n’y a rien qui veut venir tout seul ?
Mais parce que c’est toi qui crées la réalité, c’est toi l’être, et comme cela passe à travers Arnaud, si Arnaud ne fait rien, alors, il ne se passe rien.
C’est une vie tranquille jusqu’à la mort, après, tu meurs, tu te réincarnes, tu refais pareil.
À un moment, tu veux une vie où tu canalises et où tu manifestes en temps réel toute l’existence, toute la vie, tout ce que l’être a envie de créer.
Le truc qui ne veut pas créer, c’est Arnaud. C’est comme un outil, mais qui ne marche pas.
L’idée, c’est que tu commences à canaliser les idées et que tu les fasses.
Par exemple, tu as eu quoi comme idée aujourd’hui ? Depuis que tu es levé ?
Arnaud : j’ai eu un quart d’heure pour venir te rejoindre.
L’être : et il y avait quoi comme idée hier ?
Arnaud : les idées d’hier…
L’être : il y a eu des idées, des imaginations dans la journée ?
Est-ce qu’hier existait déjà ? Est-ce que finalement, quand je suis chez toi dans ton système, est-ce qu’hier, ce n’était pas une journée pour rien, perdue, au sens je n’ai rien fait ?
C’est possible ça, il y a des journées qui ne servent à rien avec recul, non ?
À part dormir, qu’est-ce que j’ai fait hier ?
Arnaud : ce n’est pas vécu comme ça.
L’être : ce n’est pas vécu du tout en fait, non ?
J’avais oublié qu’il fallait aller dans le dur pour avoir un petit effet avec toi.
Est-ce que la journée d’hier a servi à quelque chose dans » ma vie » ?
Je fais exprès de poser la question comme ça, mais d’après toi, est-ce que s’il n’y avait pas eu la journée d’hier, ça aurait changé quelque chose dans ma vie ?
Arnaud : ça ne change rien.
L’être : et est-ce que la journée d’avant-hier c’était pareil ?
Arnaud : oui, c’est pareil.
L’être : est-ce que depuis une semaine, ce n’est pas pareil ?
Il ne s’est rien passé pendant une semaine dans ma vie, on est d’accord ?
J’ai été mangé, j’ai été dormir, mais il n’y a rien qui s’est matérialisé, que j’ai créé, qui s’est manifesté, je n’ai rien fait avancer d’un projet ou d’un business ou d’un schmilblick quelconque.
Depuis un mois, est-ce que quelque chose a changé ? Est-ce que j’ai avancé sur un projet depuis 30 jours, que ça soit trouver un emploi ou trouver une chérie ? Est-ce que je mets de l’énergie dans ce projet en faisant des choses concrètes ?
Arnaud : pour le boulot, oui.
L’être : il y a des lectures, mais ce ne sont pas des actions, ce sont des lectures.
Est-ce que j’ai contacté des gens par téléphone ou par écrit ? Est-ce que j’ai été dans des entretiens ?
Arnaud : non.
L’être : et depuis 6 mois ?
Arnaud : non.
L’être : donc je suis au point mort, j’ai besoin d’en prendre conscience.
C’est comme le levier de vitesse en voiture, c’est un point mort et donc la voiture ne peut pas avancer.
As-tu déjà conduit une voiture ?
Arnaud : oui, bien sûr.
L’être : tu as mis la voiture au point mort depuis six mois, un an, voire plus et puis tu dis : « La voiture, elle n’avance pas ça, c’est bizarre ! »
Quand je suis dans ton système, tu mets Sébastien au point mort aussi. Je ne sais pas comment tu fais ça, mais je crois qu’il est devenu très empathe Sébastien.
Ça me met au point mort moi aussi, c’est logique parce que dans mon système, je deviens celui chez qui je vais, mais il y a une telle inertie que j’ai même tendance à m’endormir.
Il y a un nouveau truc qui apparaît ; tu pourrais être prof de méditation. Je ne sais pas si je t’ai déjà dit ça d’ailleurs.
Arnaud : non, c’est nouveau.
L’être : à mon avis, tu as un potentiel là-dedans, ça peut se monnayer.
C’est comme si quand je suis chez toi, il y avait un plaisir à l’inaction, comme si tu étais un sadhu ici, à Arunachala, en Inde, Tiruvannamalai et que tu étais sur le trottoir avec ton petit tapis de sadhu ou même sans tapis, avec tes vêtements de sadhu.
C’est vraiment très advaïta ou même néo advaïta, il n’y a rien à faire ; j’ai réalisé le soi, j’ai tout réalisé, il n’y a plus rien à faire, c’est bouddha, il ne fait plus rien.
Comment tu te sens avec cette idée bizarre ?
Arnaud : oui…
L’être : tu pourrais ralentir un autobus de mecs nerveux avec ton énergie, tu pourrais les ralentir tous.
Il y a un côté pas pressé. Tu as 30 ans, c’est ça, tu n’as pas 70 ans ?
Il y a un côté pépère au sens, j’irai, puis je n’irai jamais.
Il y a un truc qui dit : « Je ne vois pas pourquoi je ferais un effort pour quoi que ce soit ».
C’est comme une fainéantise, mais sans juger, ce n’est pas une critique, c’est comme une flemme.
Tu as fait attraper la flamme à Sébastien, il n’est pas content, en même temps, ça le calme un peu, lui qui est supramental.
Voilà, on a trouvé ton futur métier : prof de méditation et yoga.
Tu as déjà le bon rythme en fait. Les gens excités, ils vont payer pour aller dans tes cours pour être comme toi, ça a de la valeur.
Comment tu te sens avec cette idée de je vais ralentir les autres ?
C’est une question qui est en fait…
Arnaud : je sais, c’est une question, mais c’est bloqué, c’est dingue ça.
L’être : je te répète la question, comment tu te sens avec l’idée d’être prof de yoga et de ralentir les autres ?
Arnaud : oui, pourquoi pas.
L’être : parce qu’il y a un truc qui est apparu là dans les dernières réalisations de Sébastien, c’est : qu’est-ce que je peux apporter à l’autre ? C’est ça la vraie question.
Elle est où ma valeur ? En quoi je peux être utile à la fois pour trouver un travail ?
Quand tu sais comment tu peux être utile, il y a le travail qui va arriver naturellement ou une chérie.
Qu’est-ce que je pourrais apporter à une chérie ?
Si ma chérie, elle est dans le mental et qu’elle est toujours trop speed alors, je vais la ralentir, je vais être comme de l’eau sur le feu, je vais l’éteindre un peu, la ralentir, la calmer.
Quand tu dis, je cherche la paix, moi je dirai il y a trop de paix en toi, c’est plutôt le contraire.
Il faudrait plutôt chercher l’énervement. La paix, tu l’as déjà, pourquoi tu disais que tu cherches la paix ? Tu ne te sens pas en paix chez toi, dans ton système ?
Arnaud : si, c’est paisible.
L’être : mais ce truc-là, ça se vend : la paix, le calme, ton ralenti.
Je me demande combien de personnes se sont endormis à cause de ta session ! Au moins 30%.
On est obligé de faire un effort pour ne pas s’endormir, donc il y a un truc, qui apaise, qui calme, qui libère.
Voilà ce que tu peux apporter aux autres : je vais vous calmer, messieurs dames.
Je ne sais pas si ça se vend dans toutes les entreprises, mais je suis sûr que ça se vend et qu’il y a des gens qui sont intéressés, ceux qui vont trop vite. Et si je vendais du calme ?
Il y a un truc qui envoie tout dans la méditation, c’est un côté positif, c’est un truc que tu pourrais monétiser.
À mon avis, ce qu’il faudrait, ce n’est pas chercher la paix en toi, car elle est déjà là.
C’est plutôt chercher le contraire, rechercher un peu la dynamique, chercher ce que je vais créer maintenant.
C’est ça qui va réactiver le 3ᵉ chakra, c’est : qu’est-ce que j’ai envie de créer ? Ça amène aussi sur le 2ᵉ chakra qui est bloqué, c’est : elle est où ma jouissance, qu’est-ce qui me fait vraiment plaisir ?
C’est tout un mécanisme chez toi où il n’y a pas de jouissance, du coup, il n’y a pas de plaisir, du coup, il n’y a pas d’action. Il y a un côté larvaire, je fais la larve.
C’est pour ça que je t’avais parlé d’anémie, mais si tu me dis que les tests d’anémie sont bons, c’est que c’est un truc purement énergétique ou dans la tête.
Tu peux commencer, peut-être, par le mouvement et créer des choses à ton rythme.
Comment tu te sens ?
Arnaud : il y a une pointe au cœur.
L’être : tapote dessus. La question, c’est : comment je vais me dynamiser ?
Arnaud : Oui, on est en plein dedans.
L’être : il y a plusieurs solutions, une des solutions, c’est la musique. Il y a des musiques plutôt rapides, dynamisantes qui vont réveiller Arnaud. As-tu déjà essayé ?
Arnaud : oui.
L’être : tu mets de la musique avec un rythme rapide. Si tu veux méditer, tu mets musique lente.
Il y a vraiment ce truc : je peux me faire aider par la musique.
Si c’est trop lent, s’il ne se passe rien, tu mets de la musique rapide.
Si j’ai envie de ralentir tout le monde, je mets de la musique lente et je reste comme ça.
Arnaud : et entre les deux, mon cœur balance.
L’être : c’est quoi entre les deux ? Pourquoi il y aura un entre les deux ?
Arnaud : c’est la croyance qui doit toujours s’adapter.
L’être : oui, essaie prof de yoga, prof de méditation, commence et ça s’éveillera au fur et à mesure.
La question pour tout le groupe, c’est : qu’est-ce que je peux offrir à l’autre, qu’est-ce que je peux donner au monde, quelque chose d’utile dont le monde est prêt à payer pour l’avoir, car il en a besoin ?
C’est ça l’économie, les gens, ils achètent pas des trucs dont ils n’ont pas besoin normalement, sauf s’il y a trop de pubs, mais dans un système à peu près normal, les gens achètent ce dont ils ont besoin.
La question, c’est qu’est-ce que tu peux donner et faire, répondre à quel besoin ?
Arnaud : j’offre le calme.
L’être : oui, une zénitude, une paix.
C’est bien la méditation du dimanche ?
Arnaud : oui.
L’être : et dialogue avec l’être, tu aimes bien aussi ?
Arnaud : oui.
L’être : je te vois à chaque fois.
Après, je vais aller dans le cœur et puis le cœur va dire ce que je veux.
Le travail qui me plaît est là, mais pour ta chérie, il faut voir la session d’avant parce que ça ne sert à rien de répéter.
Et pour le travail, c’est qu’est-ce que je peux apporter dans une équipe en fait ? Mon calme, ma paix si ce sont des gens un peu excités ?
Pourquoi ça s’est arrêté le dernier travail ?
Arnaud : les restrictions suite aux normes Covid.
L’être : les restrictions de vaccin ?
Arnaud : oui, c’est ça, c’était tout le monde vaccinait ou sinon rien.
L’être : c’est toujours le cas ou c’est fini ?
Arnaud : moi, je reçois des offres, c’est marqué pass vaccinale obligatoire, trois doses de vaccin.
L’être : du coup, tu peux plus travailler ?
Arnaud : si je peux travailler.
L’être : tu parles quoi comme langue ?
Arnaud : je parle assez bien l’anglais.
L’être : et si j’allais voir un nouvel environnement pour stimuler mon cerveau ? C’est une bonne idée ça, non ?
Arnaud : oui.
L’être : pourquoi tu n’irais pas en Angleterre ou aux États-Unis un endroit où ils parlent anglais ?
Ce que je ressens, c’est un besoin de sortir du trou, de la prison que tu t’es construit.
C’est un peu ça l’image que j’ai, comme si t’avais placardé les fenêtres, la porte, mais t’as encore la capacité de sortir, mais encore combien de temps, je ne sais pas.
C’est comme si tout s’enfermait un peu comme l’univers de Kafka. Ça s’enferme au fur et à mesure tranquillement. Tu vois ou pas le danger ?
C’est très important que tu prennes conscience qu’il y a un danger dans ton système, à l’enfermement, s’enfermer tout seul.
C’est important que tu le perçoives comme un danger. Un danger de vie ou de mort.
Comment tu te sens avec cette idée que c’est dangereux de m’isoler et de me mettre dans cette prison ?
Est-ce que tu sens que c’est un danger ou est-ce qu’il n’y a pas de danger ?
Arnaud : alors oui, d’un côté, il y aurait ce côté-là de se dire non, et de l’autre il y a la reconnaissance que ça fait du bien de vivre sa vie et d’être au contact de belles personnes.
L’être : je vais te décrire le danger. Le danger, c’est d’arrêter d’évoluer.
J’avais besoin de comprendre que l’évolution, c’est uniquement par des rencontres.
En me coupant du monde, je me coupe des rencontres et donc je me coupe de mon évolution. C’est ça le problème.
Ça t’a fait du bien quand tu es venu en stage, tu as rencontré dix personnes, c’était top.
Cela crée de l’émulsion, cela t’a motivé, tu es dans le groupe… Tu es un peu sorti du trou avec ça.
L’idée, c’est que tu fasses ça dans ta vie tout le temps, pas seulement en stage, que tu rencontres des gens, tu ailles dans des clubs qui peuvent te plaire, que tu tisses un réseau comme internet de liens, des relations pour ne jamais être enfermé, isolé.
Il y a qu’un système de l’inconscient, il dit : « C’est normal d’être isolé, je suis bien avec moi-même, je suis tout seul », cela empêche l’évolution, à un moment ça tourne en rond.
C’est pour ça que nous avons tous besoin les uns des autres, c’est pour évoluer.
Il y a une dynamique d’évolution grâce aux rencontres. Tu vois ce que je veux dire ?
Arnaud : oui.
L’être : si tu restes chez toi tout seul et que tu n’as pas de rencontre et c’est qu’à distance, ça ne va pas suffire pour toi.
Il faut des rencontres physiques : toucher, voir dans les yeux, ressentir l’émotion de l’autre, qu’est-ce que ça me fait quand je suis avec machin où machine. C’est ça la vie.
Tu vois pourquoi c’est un danger de s’enfermer et se s’isoler ?
C’est comme si après il y avait plus d’entraînement du système émotionnel, il y a plus d’entraînement du système corporel.
Le corps, ton corps, nos corps, vos corps, c’est comme des machines qui s’adaptent en permanence.
Si tu restes alité à un moment, tu pourras plus marcher parce que tu as été trop alité. Très rapidement la musculature se fond pour ceux qui sont alités.
Si tu perds l’habitude de rencontrer des nouvelles personnes alors tu perds l’habitude de rencontrer des personnes d’un autre pays.
Admettons, tu perds l’habitude de voyager, tu perds l’habitude de rencontrer des gens que tu n’aurais jamais dû rencontrer. Ça, ce sont des habitudes à créer.
Si tu n’as pas ça, tu vas limiter ton développement d’éveil, ton développement spirituel, parce que c’est Jung qui disait quand deux éléments sont mis ensemble, il y a un contact, et les deux sont transformés. C’est alchimique en fait.
J’avais besoin de voir que la vie et les relations humaines surtout, c’est un processus alchimique.
Arnaud : exact, oui.
L’être : mais si je rencontre plus de personnes et si possible au hasard, ça sera encore mieux parce qu’il n’y a pas de hasard.
Si je rencontre plus de personnes, alors il y a plus cette alchimie qui se fait. Je me fais plus des copines, des copains, des chéris.
C’est très dangereux de s’isoler pour tout le groupe sauf si vous avez des grandes capacités de communication, puis vous avez décidé de faire une retraite dans le silence d’un mois, ça, c’est autre chose.
Pour la plupart, il y a un système qui progressivement de mois en mois, d’année en année, va vous isoler sans rien vous demander et vous donner des excuses pour vous justifier.
Faites attention et refusez l’isolement.
L’isolement quand vous regardez les personnes souvent qui sont victimes des pervers narcissiques manipulateurs, soit ils sont isolés, soit ils se font isoler, et pareil pour les sectes.
Il y a un truc comme ça, je ne sais pas si vous sentez.
Cela crée des espèces de faiblesses où vous avez des dangers encore plus grands après, alors que si vous êtes en réseau avec vos amis, vous n’avez pas ces dangers d’être isolé et d’être embarqué dans tout ça.
Arnaud : c’est la force du nous.
L’être : oui, quand tu es dans le nous, quand tu as des amis, il y a une intelligence collective qui fait que s’il y a quelqu’un de manipulateur ou pas bien qui rentre dans le nous, ça va se voir parce qu’il y a 15 personnes qui vont l’analyser ou le comprendre ou le ressentir.
Seul, vous êtes vulnérable parce que vous êtes seul et en plus si vous prenez de l’âge et que vous êtes isolé, vous êtes de plus en plus des cibles et des proies pour des choses pas agréables et pas terribles.
Raison de plus pour être toujours avec ses amis, jamais isolé et rencontrer des nouvelles personnes tout le temps pour continuer l’éveil et le développement.
Ce n’est pas que pour toi, c’est aussi pour les autres.
Il y en a ils disent : « Oui, je suis bien avec moi-même, je suis bien isolé »
Ça, c’est un bout de l’iceberg, mais ce n’est pas toute la totalité puisque vous êtes venu sur terre pour relationner, pour jouer, pour faire des papouilles, pour s’aimer, un peu comme des chimpanzés.
Regardez les chimpanzés, ils sont toujours en train de se chamailler, de jouer ensemble, il y en a plein ici des chimpanzés dans la rue en Inde, tu vois ce que je veux dire ?
Arnaud : oui.
L’être : donc la priorité, c’est rencontrer plein de gens.
Je te fais un gros bisou. On va faire une petite pause, ça lui fait plaisir ça, à Arnaud ?
Arnaud : oui, c’est chaud là.
L’être : mais c’était important que tu l’entendes : rencontrer plein de gens.
J’espère que tu as senti le danger de l’isolement.
Arnaud : oui, je sens en moi et c’est revenu aussi dans mes proches, avec mes parents, puisqu’ils sont peut-être plus enclins aussi à ce danger.
L’être : en plus tu es en train de copier les programmes de tes parents qui sont certainement isolés aussi, je ne t’ai pas demandé, mais c’est un peu évident.
À un moment, tes parents ne seront plus là et quand tes parents ne seront plus là et que tu n’auras pas d’amis, tu seras tout seul, peut-être que c’est dans 40 ans, mais commence tout de suite à modifier les habitudes pour créer des nouveaux amis.
Je ne te demande même pas d’avoir des amis, je te demande de faire des rencontres régulières, une habitude de créer, de rencontrer des gens bizarres, nouveaux, différents de toi tout le temps.
Aller dans cette zone d’inconfort de : j’ai décidé dans ma vie.
Je rencontrerai toujours des gens nouveaux tout le temps parce que l’univers a une idée derrière la tête, et lui sait pourquoi je dois rencontrer des gens nouveaux, voire bizarres pour ma transformation. Il y a tout un truc derrière ça…
Arnaud : c’est vrai que ce n’est pas forcément facile à comprendre, mais je sens l’énergie, la bonne reliance.
L’être : et nous sommes des êtres d’amour, donc des êtres d’amour, ce n’est pas fait pour être isolé.
L’amour, ce n’est pas amour tout seul avec soi dans sa caverne, ça peut être intéressant, mais après, il y a le partage quand même.
Je te fais un gros bisou.
Arnaud : merci, gros bisou Sébastien.
L’être : à bientôt gratitude. Je t’aime
Arnaud : je t’aime, bisous à bientôt.
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Suite à un “éveil de Kundalini” en 2011, Sébastien Socchard a vécu la Réalisation du Soi en 2011 et la Réalisation du Non Soi en 2021.
Ses premières expériences sont bouleversantes. Ingénieur télécom avec un esprit scientifique, il écrit, publie et partage toutes ses réalisations. Une métamorphose profonde continue à le transformer, toutes ses perceptions continuent de s’amplifier et de s’affiner. Des capacités empathiques de clairvoyance lui permettent de « lire » l’inconscient et le fonctionnement de la psyché. Vous pouvez en être le témoin en participant à l’émission « Dialogue avec l’être » du dimanche.
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