
Cet article est la synthèse de l’Odyssée Anatman du 1er novembre 2026, vécue depuis Saint-Nexans, près de Bergerac, et partagée en direct avec le Nous réuni aux quatre coins du monde.
Un dimanche de novembre. Dehors, la lumière décline doucement sur la campagne du Périgord. Dedans, une cloche résonne, et avec elle, une invitation simple : ralentir. Quelques mots d’accueil, un micro que l’on règle, des cœurs qui s’allument dans le chat depuis l’île de La Réunion jusqu’aux villages de France. Puis le premier souffle commun. ✨
Avez-vous déjà remarqué ce qui se passe lorsque vous lâchez vraiment ? Ce lâcher dépasse le relâchement musculaire et le soupir de fin de journée. C’est un abandon qui va plus loin, qui continue même quand il reste à peine un filet d’air, jusqu’à ce que quelque chose d’autre prenne le relais. Cette Odyssée a été entièrement tissée autour de ce mystère : le moment où ce n’est plus « moi » qui respire, mais la vie qui respire à travers moi. 🌿
Le programme était annoncé dès l’ouverture par Alexandre Anatman : un yoga pour réveiller le corps, des chants indiens pour ouvrir le cœur, puis une montée vibratoire et une méditation guidée. Trois niveaux, trois portes. Et derrière la dernière porte, une surprise : une méditation presque entièrement offerte au silence. 🕊️
Le souffle qui respire à travers nous
Il y a des séances où les mots abondent, où les visions se succèdent comme les vagues sur une plage. Et il y a des séances où l’essentiel tient en quelques phrases, posées comme des pierres dans un jardin zen. Celle du 1er novembre appartient à cette seconde famille. Chaque parole y a la densité d’un mantra.
Tout commence par la respiration. Inspirer profondément par le nez. Tout lâcher. Puis continuer à lâcher, encore, au-delà de ce que vous croyiez possible. Et soudain, l’amour de l’univers entre par le cœur et s’écoule jusque dans les mains et les pieds. Vous cessez d’être celui ou celle qui respire. Ça respire. 💫
« Un seul souffle de vie dans tous nos corps. »
Cette phrase, prononcée au cœur de la méditation, est peut-être la clé de toute la soirée. Un seul souffle. Une seule vie qui anime tous les corps présents, ceux du studio et ceux qui suivent derrière leur écran. Le Non-Soi se révèle ici sans discours, comme une évidence qui se respire.
Puis viennent la gratitude, la douceur, la présence, la paix. Merci avec les pieds. Merci pour la couette chaude. Merci d’être au paradis. Et ce retour, tout en douceur, chacun à son rythme, en gardant la présence comme on garde une braise au creux des mains. Laissez-vous guider : la porte est entrouverte. 🙏
Réalisations pendant la méditation guidée de l’Odyssée Anatman
🎁 Cet extrait de 10 minutes du début de la méditation guidée vous est offert par ANATMAN TV.
Il est environ dix-neuf heures à Saint-Nexans. Le yoga a réchauffé les corps, les chants indiens ont ouvert les cœurs, la pause s’est déroulée dans le silence. Les futons sont installés. Un dernier test de micro, quelques ajustements, puis une invitation tendre : appuyer un peu plus, main contre main, pied contre pied. Les corps se relient. Le cercle se referme. 💞
Ce qui va suivre tient en peu de mots. Alexandre Anatman le nommera lui-même au cœur de la séance : « C’est notre méditation silencieuse. » Chaque phrase y est une graine, et entre les graines, un vaste espace de silence où chacun est invité à descendre seul, ensemble. Voici, une à une, les paroles canalisées de ce voyage à l’intérieur, et ce qu’elles ouvrent en vous. ✨
Inspirer profondément et tout lâcher
« Bienvenue, bienvenue dans la partie méditation guidée, un voyage à l’intérieur. J’inspire et je lâche tout. Une grande inspiration, tous ensemble. Et nous allons commencer par un son individuel. J’inspire profondément par le nez et je lâche tout. »
Tout commence par la porte la plus simple et la plus universelle : le souffle. Un voyage à l’intérieur, annonce la voix. Le voyage commence par une grande inspiration commune, celle de tout le Nous réuni, dans le studio et derrière les écrans. Puis vient le son individuel, ce son que chacun laisse monter depuis le ventre, et qui vibre pour chasser les dernières agitations de la journée. 🌬️
Inspirer profondément par le nez. Sentir l’air frais remplir les narines, la gorge, la poitrine, le ventre. Puis tout lâcher. La pratique d’Alexandre repose sur ce geste mille fois répété : l’inspiration comme un accueil, l’expiration comme un abandon. Vous ouvrez grand les bras de l’intérieur, puis vous laissez tout tomber, comme on dépose un sac trop lourd au seuil d’une maison aimée.
Remarquez la formule : je lâche tout. Tout, absolument tout. Les pensées, les tensions, les attentes, le personnage même qui pratique. C’est par cette porte-là que le voyage s’ouvre.
Continuer à expirer sans air
« À l’expiration, je continue à lâcher, à expirer, même quand il n’y a plus d’air. »
Voici l’une des instructions les plus mystérieuses de la soirée. Expirer, chacun sait le faire. Mais continuer à expirer au-delà de l’air ? Continuer à lâcher quand il reste seulement le geste du lâcher lui-même ? 💫
Ce qui se joue ici dépasse la respiration. Le souffle devient une métaphore vivante de l’abandon total. Lorsque les poumons sont vides, le corps continue à se détendre, le ventre à se relâcher, les épaules à descendre. C’est le moment précis où le contrôle s’efface. Et dans cet espace vide, quelque chose de neuf peut naître : une présence pure, libérée de toute intention.
Essayez à votre tour, doucement, à votre rythme. Expirez entièrement. Puis continuez à lâcher. Restez dans ce creux, dans cette vallée silencieuse au bout du souffle. Ce creux est un sanctuaire. 🌿
Respirer l’amour de l’univers
« J’inspire. À fond, oui, je lâche tout. J’inspire tout l’amour de l’univers dans mon coeur, et j’expire dans les mains et les pieds tout l’amour de l’univers. »
Après le vide, la plénitude. La respiration change de nature. Elle devient circulation d’amour. À l’inspiration, l’univers entier entre par le cœur, comme si chaque étoile, chaque galaxie, chaque être vivant offrait son amour à votre poitrine. 💖
Puis, à l’expiration, cet amour descend et rayonne jusqu’aux extrémités : les mains, les pieds. Ces mains et ces pieds qui, à cet instant même, touchent d’autres mains et d’autres pieds dans le cercle. L’amour reçu se transmet aussitôt. Il circule de cœur en cœur, de paume en paume, de plante de pied en plante de pied.
Il y a là une alchimie très douce, une véritable pierre philosophale du quotidien : recevoir par le cœur, donner par les mains et les pieds. Vous devenez un canal. Le cœur pompe l’amour comme il pompe le sang, et tout le corps se met à rayonner. 🌟
Ça respire à travers moi
« Ça inspire à travers moi. Et ça lâche tout. »
Le basculement se produit ici, dans ce glissement grammatical presque imperceptible. On passait de « j’inspire » à « ça inspire ». Le sujet change. Le « je » s’efface, et le neutre prend sa place : ça. 🦋
Cette petite syllabe porte toute la sagesse du Non-Soi. Celui ou celle qui croyait respirer découvre qu’il est respiré. Le souffle vient d’ailleurs, de plus loin, de plus vaste. Vous devenez le lieu où la vie respire, la flûte traversée par le vent.
Pendant le yoga déjà, la même intuition avait été semée : le yogi interne qui guide les étirements, et vous, spectatrice ou spectateur. Ici, elle s’accomplit dans le souffle. Accueillez cette sensation, sans chercher à la saisir. Laissez faire. Ça inspire. Ça lâche tout. 🕊️
Lâcher jusqu’à l’apnée
« Et ça lâche, ça lâche, ça lâche, jusqu’à l’immobilité, jusqu’à être en apnée. »
La répétition est une berceuse. Ça lâche, ça lâche, ça lâche. Trois fois, comme les trois coups qui précèdent le lever de rideau. Et derrière le rideau : l’immobilité. 🌙
L’apnée évoquée ici est une suspension naturelle, très loin de l’effort de la plongée sportive. Le souffle s’arrête de lui-même, parce que tout s’est apaisé. Le corps est si détendu, le mental si silencieux, que la respiration devient une simple pause entre deux vagues. Les grands contemplatifs connaissent cet état : un instant hors du temps où plus rien ne bouge, où l’univers semble retenir son souffle avec vous.
Dans cette immobilité, il reste une seule chose : la conscience qui observe. Vaste. Tranquille. Éveillée. C’est l’état que la cloche, plus tôt dans la soirée, était venue sceller pour pouvoir y revenir plus vite.
Un seul souffle de vie
« Un seul souffle de vie dans tous nos corps. Inspiration et abandon. J’inspire à fond, et je lâche tout. »
Et voici la révélation centrale, le cœur battant de cette méditation. Si ça respire à travers moi, alors ça respire aussi à travers toi, à travers lui, à travers elle. Le souffle qui anime votre corps est le même que celui qui anime le corps de votre voisin dans le cercle, celui de la participante qui suit depuis l’île de La Réunion, celui de chaque être vivant sur cette Terre. 🌍
« Un seul souffle de vie dans tous nos corps. »
Il y a une infinie tendresse dans cette vision. Toute séparation se dissout. Les mains reliées, les pieds reliés, les respirations se synchronisent presque d’elles-mêmes. Le Nous cesse d’être un concept : il devient une respiration commune, un seul organisme aux multiples visages. 💞
Puis la voix revient au geste fondamental : inspiration et abandon. Comme pour ancrer cette réalisation dans le corps, comme pour sceller l’expérience dans la chair. Inspirer à fond. Tout lâcher. Et laisser ce souffle unique continuer son œuvre silencieuse.
Se déconnecter des mains et pieds
« Nous allons tout doucement nous déconnecter des mains, des pieds. »
Après la fusion, le retour commence, et il commence avec une immense délicatesse : tout doucement. Les mains qui se touchaient se séparent lentement. Les pieds qui se joignaient se retirent. 🤍
Le cercle de chair se dénoue, mais le cercle invisible demeure. Ce qui a été partagé reste vivant au cœur de chacun. Les mains et les pieds, qui ont été pendant toute la méditation les canaux de l’amour de l’univers, retrouvent leur autonomie, chargés de tout ce qui les a traversés.
Remarquez la qualité de ce geste. Rien de brusque, rien de précipité. C’est l’art de la transition, ce passage subtil entre deux états de conscience qu’Alexandre enseigne avec tant de soin à chaque Odyssée.
Retrouver les contours de l’identité
« Retrouvez les contours de notre identité. »
Pendant la méditation, les contours se sont estompés. Le « je » est devenu « ça », le corps individuel est devenu un seul souffle dans tous les corps. Maintenant, il est temps de retrouver une forme. 🦋
Le choix des mots est d’une grande finesse : les contours. L’identité revient comme un dessin léger, une silhouette tracée au crayon, presque transparente, très loin du mur épais qu’elle était. Vous retrouvez votre forme, votre prénom, votre histoire. Mais vous savez désormais que ce contour délimite un espace habité par un souffle qui dépasse largement ses frontières.
Notez aussi ce « notre ». La voix dit notre identité, au singulier. Comme si, même en revenant chacun dans sa forme, une part de nous restait commune, partagée, indivisible. Le papillon reprend ses ailes, mais il se souvient d’avoir été le ciel tout entier.
Merci pour la douceur
« Dites merci, merci beaucoup pour la douceur, gratitude. »
Et la première parole du retour est un remerciement. Merci pour la douceur. 🙏
Tout au long de cette Odyssée, la douceur a été le fil conducteur. Douceur du yoga pratiqué à son rythme, avec des cales si besoin. Douceur des chants indiens qui ont ouvert les cœurs. Douceur de cette méditation qui s’est déployée dans le silence. Remercier la douceur, c’est reconnaître qu’elle est une force, peut-être la plus grande de toutes.
La gratitude est le mot le plus prononcé de toute la soirée, comme une respiration de l’âme. Elle ouvre, elle élargit, elle referme le cercle avec amour. Dites-la à votre tour, à voix haute ou en silence : merci beaucoup pour la douceur. Gratitude.
Merci pour la présence
« Merci pour la présence. »
Quatre mots. Et pourtant, quelle profondeur. Merci pour la présence. 🌟
Quelle présence ? Celle de chacun des participants, réunis malgré les distances et les fuseaux horaires. Celle de la conscience elle-même, ce témoin silencieux qui a observé tout le voyage. Et celle qui demeure quand tout le reste s’efface, cette présence nue que les traditions nomment de mille noms.
Remercier la présence, c’est lui donner de la valeur, c’est l’honorer comme un trésor. Et ce que l’on honore grandit. Plus vous dites merci à la présence, plus elle s’installe dans votre vie, jusque dans les gestes les plus ordinaires. ✨
Dire merci avec les pieds
« Je vais tout simplement dire merci avec les pieds. Merci, merci, merci, merci, merci. »
Voici un instant d’une poésie inattendue. Dire merci… avec les pieds. 🦶
Les pieds, ces grands oubliés du corps, qui nous portent du matin au soir, qui touchent la terre, qui pendant la méditation ont touché d’autres pieds et laissé circuler l’amour de l’univers. Alexandre invite à les faire parler. Un merci du corps entier, qui descend jusqu’aux racines. C’est une gratitude incarnée, presque enfantine dans sa simplicité, tellement juste dans sa vérité.
Et les mercis s’enchaînent, cinq fois, comme cinq pas sur un chemin de pèlerinage. Merci, merci, merci, merci, merci. Chaque merci est un ancrage, une graine plantée dans la terre de votre corps. Vous pouvez reprendre ce geste chaque soir : remercier vos pieds pour tout le chemin parcouru. 🌱
Se déconnecter du vaisseau
« Je vais pouvoir me déconnecter du vaisseau. Nous allons revenir tout doucement. C’est notre méditation silencieuse. Gratitude. »
Le vaisseau. Le mot ouvre un horizon cosmique. Pendant cette méditation, le cercle des corps reliés, main contre main, pied contre pied, est devenu un vaisseau, une embarcation commune pour voyager à l’intérieur. 🚀
Se déconnecter du vaisseau, c’est quitter ce véhicule partagé pour revenir dans son propre corps. La voix précise encore : tout doucement. Le voyage a été vaste, le retour se fait avec soin.
Et c’est ici qu’Alexandre nomme ce qui vient d’être vécu : « C’est notre méditation silencieuse. » Tout s’éclaire. Les longs espaces entre les phrases faisaient partie intégrante du voyage. Le silence lui-même était le guide. Dans ce silence, chacun a pu explorer librement les territoires intérieurs ouverts par les quelques mots posés. Le silence est ici la parole la plus haute. 🕊️
Je t’aime final
« Merci, je t’aime, je t’aime, gratitude. »
Le retour s’accompagne d’une déclaration. Je t’aime, deux fois. 💖
À qui s’adresse ce « je t’aime » ? À la vie, à chacun des participants, au souffle unique qui vient d’être partagé, à soi-même aussi. Pendant le yoga, la même déclaration avait été lancée : « à la vie, je t’aime ». Ce soir, elle revient comme un refrain, comme le point d’orgue d’une symphonie.
Il y a quelque chose de bouleversant dans cette simplicité. Après le grand voyage intérieur, après la dissolution dans le Non-Soi, ce qui reste est l’amour. Rien d’autre. Juste ces mots, merci, je t’aime, gratitude, qui contiennent à eux seuls toute la sagesse du monde.
Gratitude d’accueillir la paix
« Gratitude d’accueillir la paix, et nous pouvons nous étirer les mains en arrière. »
La paix fait ici son entrée. Elle arrive comme une invitée que l’on reçoit. Le verbe est précis : accueillir. La paix est déjà là, elle attend seulement qu’on lui ouvre la porte. 🕊️
Et la gratitude s’adresse à cet accueil même. Merci de pouvoir recevoir la paix. Merci d’avoir assez lâché pour qu’elle trouve de la place. C’est une gratitude au carré : gratitude pour la paix, et gratitude pour la capacité de l’accueillir.
Puis le corps reprend ses droits, en douceur : s’étirer les mains en arrière. Un geste familier, celui du yoga de l’après-midi, qui vient réveiller les muscles sans rompre l’enchantement. La paix s’étire avec vous, elle se loge dans chaque fibre.
Gratitude d’être au chaud
« Gratitude d’être bien au chaud, sous la couette. »
Voici peut-être la phrase la plus tendre de toute la soirée. Après le vaisseau, après l’univers, après le souffle unique, la gratitude se pose sur une chose infiniment concrète : être bien au chaud, sous la couette. 🤍
Novembre est arrivé. Les soirées fraîchissent dans le Périgord. Et dans le studio, les participants se sont installés sur leurs futons, emmitouflés. La sacralité se cache aussi là, dans le confort d’une couette, dans la chaleur d’un corps reposé.
Cette phrase enseigne une chose essentielle : la spiritualité et le quotidien forment une seule étoffe. Remercier pour la couette, c’est reconnaître que le sacré habite les petites choses. Le paradis se trouve ici même, au creux d’un lit chaud.
Gratitude d’être au paradis
« D’être au paradis. Gratitude d’être au paradis. »
Et justement, le mot est prononcé. Le paradis. Deux fois, comme pour s’assurer qu’on l’a bien entendu. 🌟
« Gratitude d’être au paradis. »
Il est question ici d’un paradis présent, très loin du lointain promis pour après. Le paradis d’être là, ensemble, au chaud, en paix, après un voyage intérieur. Le paradis comme état de conscience, accessible ici et maintenant, à qui sait lâcher et remercier.
Et si le paradis était simplement cela : un corps détendu, un cœur ouvert, une couette chaude, et la gratitude d’en être conscient ? Laissez cette question vous accompagner. Peut-être découvrirez-vous que vous y êtes déjà. 💫
Revenir en gardant la présence
« Et tout doucement, chacun à son rythme, tout en gardant la présence, chacun va pouvoir revenir. »
Le retour est annoncé avec trois précautions. Tout doucement. Chacun à son rythme. Tout en gardant la présence. Trois clés pour une transition réussie. 🌿
Chacun à son rythme : chaque voyage est unique, chaque retour aussi. Certains reviennent vite, d’autres ont besoin de s’attarder dans les profondeurs. Tous les rythmes sont justes. Et surtout, garder la présence. Revenir sans perdre ce qui a été trouvé. Emporter la braise.
Toute la pratique d’Alexandre tend vers cela : que l’état de méditation déborde dans la vie quotidienne, qu’il accompagne le dîner, la conversation, le sommeil. La soirée continue d’ailleurs : un dîner, puis un rendez-vous à 20 heures 30 pour le « Dialogue avec toi ». La présence est invitée à table. 🙏
Gratitude pour la méditation silencieuse
« Gratitude pour la méditation, dans le silence. Gratitude. »
Une nouvelle fois, le silence est nommé, et remercié. La méditation dans le silence reçoit sa propre gratitude. 🕊️
Ce silence a été le véritable maître de la soirée. Il a accueilli chacun là où il en était. Il a laissé à chacun la liberté de vivre son propre voyage, guidé par quelques phrases à peine. Il a tout permis : les larmes, la paix, l’immobilité, la fusion, les visions intimes que personne d’autre ne connaîtra.
Remercier le silence, c’est reconnaître qu’il est plein. Plein de présence, plein d’amour, plein de tout ce que les mots peinent à dire. Le silence est la langue maternelle de la conscience.
Gratitude d’être la paix
« Je t’aime, gratitude d’être la paix, gratitude. »
Et voici l’ultime parole, le sommet de la montagne. Tout à l’heure, il s’agissait d’accueillir la paix. Maintenant, il s’agit d’être la paix. 💖
Le chemin de toute la méditation se dessine dans ce glissement. On accueille d’abord la paix comme une invitée. Puis on découvre qu’on est soi-même cette paix. Elle se découvre comme notre véritable nature, ce qui demeure quand tout le reste a été lâché. Celui qui accueille et ce qui est accueilli se révèlent une seule et même chose.
Je t’aime. Gratitude d’être la paix. Gratitude. Ainsi s’achève ce voyage à l’intérieur, sur une déclaration d’amour et une reconnaissance d’identité. Vous êtes la paix. Vous l’avez toujours été. Et ce soir, dans le silence partagé, un seul souffle de vie est venu vous le rappeler. ✨
Les 19 réalisations de cette méditation, en un coup d’œil — cliquez sur une ligne pour aller au passage. ✨
| N° | Réalisation | En une phrase |
|---|---|---|
| 1 | Inspirer profondément et tout lâcher | « Bienvenue, bienvenue dans la partie méditation guidée, un voyage à l’intérieur. J’inspire et je lâche tout. Une grande inspiration, tous ensemble. Et nous… » |
| 2 | Continuer à expirer sans air | « À l’expiration, je continue à lâcher, à expirer, même quand il n’y a plus d’air. » |
| 3 | Respirer l’amour de l’univers | « J’inspire. À fond, oui, je lâche tout. J’inspire tout l’amour de l’univers dans mon coeur, et j’expire dans les mains et les pieds tout l’amour de l’univers. » |
| 4 | Ça respire à travers moi | « Ça inspire à travers moi. Et ça lâche tout. » |
| 5 | Lâcher jusqu’à l’apnée | « Et ça lâche, ça lâche, ça lâche, jusqu’à l’immobilité, jusqu’à être en apnée. » |
| 6 | Un seul souffle de vie | « Un seul souffle de vie dans tous nos corps. Inspiration et abandon. J’inspire à fond, et je lâche tout. » |
| 7 | Se déconnecter des mains et pieds | « Nous allons tout doucement nous déconnecter des mains, des pieds. » |
| 8 | Retrouver les contours de l’identité | « Retrouvez les contours de notre identité. » |
| 9 | Merci pour la douceur | « Dites merci, merci beaucoup pour la douceur, gratitude. » |
| 10 | Merci pour la présence | « Merci pour la présence. » |
| 11 | Dire merci avec les pieds | « Je vais tout simplement dire merci avec les pieds. Merci, merci, merci, merci, merci. » |
| 12 | Se déconnecter du vaisseau | « Je vais pouvoir me déconnecter du vaisseau. Nous allons revenir tout doucement. C’est notre méditation silencieuse. Gratitude. » |
| 13 | Je t’aime final | « Merci, je t’aime, je t’aime, gratitude. » |
| 14 | Gratitude d’accueillir la paix | « Gratitude d’accueillir la paix, et nous pouvons nous étirer les mains en arrière. » |
| 15 | Gratitude d’être au chaud | « Gratitude d’être bien au chaud, sous la couette. » |
| 16 | Gratitude d’être au paradis | « D’être au paradis. Gratitude d’être au paradis. » |
| 17 | Revenir en gardant la présence | « Et tout doucement, chacun à son rythme, tout en gardant la présence, chacun va pouvoir revenir. » |
| 18 | Gratitude pour la méditation silencieuse | « Gratitude pour la méditation, dans le silence. Gratitude. » |
| 19 | Gratitude d’être la paix | « Je t’aime, gratitude d’être la paix, gratitude. » |
Le pouvoir de l’habitude sacrée
Une cloche. Un son. Un abandon. Dès les premières minutes, Alexandre Anatman a posé la mécanique secrète de toute la pratique : associer les sons et l’abandon. Pourquoi ? Pour pouvoir disparaître et s’abandonner à tout moment de la journée, pour pouvoir ralentir au simple tintement d’une cloche intérieure. 🌱
C’est là toute la différence entre un programme et une habitude sacrée. Le programme tourne tout seul, à votre insu : il fume, il se presse, il s’agite, il vit à votre place. L’habitude sacrée, elle, est un geste que vous choisissez, que vous répétez avec amour, jusqu’à ce qu’il devienne une seconde nature. Lors du soin individuel, une phrase a résonné avec une force particulière : libérer dans l’amour tous les programmes inconscients qui veulent vivre à notre place.
« Ça n’a l’air de rien comme ça, mais si vous en faites pendant des mois, des années, toute votre vie va changer. »
Voilà le secret de la fréquence. Une séance de yoga, un chant, une méditation, cela semble modeste. Mais la répétition creuse un sillon. Jour après jour, la sensibilité s’affine. Alexandre l’a dit avec une simplicité désarmante : vous allez ressentir mille fois plus tout ce qui passait inaperçu. Le corps devient un instrument accordé, la conscience un lac de plus en plus limpide. ✨
Et cette pratique se vit avec douceur. Un petit peu chaque jour, à votre mesure, avec des cales sous les talons si besoin, en adaptant les postures. L’Odyssée du dimanche existe depuis de nombreuses années, et le yoga se poursuit du mardi au samedi, toute l’année. La cloche de ce soir était d’ailleurs une graine semée pour mardi : associer l’état de pleine conscience à son tintement, pour y retourner plus vite la fois suivante.
Il y a aussi l’effet cumulé des trois niveaux. Le yoga prépare le corps, les chants ouvrent le cœur, la méditation guidée emporte vers l’intérieur. Entre chaque étape, le silence est gardé, pour préserver le taux vibratoire et laisser le mental au repos. Chaque marche s’appuie sur la précédente, comme les degrés d’un temple. 🌿
Et si votre prochaine habitude était simplement celle-ci : à chaque son du quotidien, une sonnerie, un chant d’oiseau, une porte qui se ferme, inspirer profondément… et tout lâcher ? 🕊️
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Réalisation du Yoga
Un bandeau sur les yeux, une sangle à portée de main, les pieds plantés sur le tapis. C’est ainsi que commence le yoga du dimanche, la « partie courte », une heure à peine avant les chants. Une heure pour réveiller le corps, et peut-être bien davantage. 🌳
Première image : l’arbre planté. Les jambes sont le tronc, les pieds les racines, les doigts de pied bougent comme des radicelles qui cherchent la terre. Puis les bras montent, les omoplates s’étirent, le bas du dos s’étire, et vient cette sensation magnifique d’être suspendu par les mains. On contracte tout, mollets, cuisses, fessiers, abdos, on devient comme une planche, on monte sur les doigts de pied. Ça chauffe. Et dans cette chaleur, une évidence surgit : je suis vivant, je suis dans le corps, il se passe plein de choses. 🔥
Les épaules crochetées, la tête en arrière, puis le bandeau sur les yeux pour enlever la réalité visuelle et plonger plus profondément dans les sensations. Posture de l’équerre, mains sur les genoux. Coude droit, coude gauche. Puis de grands cercles avec le cou, chacun à son rythme. Et là, une invitation essentielle : s’abandonner au « yogi interne ».
« Je m’abandonne au yogi interne. C’est lui qui fait, je suis spectatrice, spectateur. »
Le corps sait. Il guide l’étirement, il montre, il communique. Vous devenez témoin de votre propre pratique. Et Alexandre invite à associer l’étirement et la jouissance. Plus qu’un yoga, dit-il, c’est une pratique de jouissance, un temps pour soi, un éveil corporel et émotionnel. Laissez pleurer, accueillez toutes les émotions. 💧
Puis surgit une réalisation forte, née en pleine posture : plus on pratique, plus les sens s’amplifient, plus on ressent la toxicité de ce qui se fume, tabac, cannabis et autres. Le corps tousse ? On le laisse tousser. Et l’on libère dans l’amour tous les systèmes inconscients qui veulent nous détruire. Une décision tombe, claire comme une cloche : je choisis la vie. Bye bye la cigarette. 🌱
Vient alors un OM territorial, le plus grave possible, le plus sonore possible. Les bras en croix, des étirements comme des vagues, comme si l’on était à l’océan. La tête légèrement penchée en arrière, en posture d’abandon, une déclaration résonne : à la vie, je t’aime, je m’abandonne à toi. On libère dans l’amour tout ce qui empêche d’être amoureux, amoureuse. Puis les mains dans le bas du dos pour un soin énergétique, de l’amour envoyé là où le corps porte tant.
Un deuxième OM, et une nouvelle vague de libération : tout ce qui est étranger à soi et qui fait du mal, toutes les toxines, tout ce qui pousse à ingurgiter des produits toxiques. « Je décide la pleine santé. » Ce yoga est aussi une détox, confie Alexandre. Rotation du bassin, mains au sol, jambes tendues autant que possible, chacun selon sa forme. 💫
Puis la petite grenouille, trois minutes, mains en namasté, avec la respiration du feu. Ou sa propre posture, ou le demi-lotus, ou des pompes : une liberté offerte selon l’énergie du jour. Et enfin, sur le dos, la sangle au pied, la jambe droite puis la jambe gauche s’élèvent, le cou détendu, seuls les avant-bras qui tirent.
« Ça rit, ça pleure. Et si ça tremble, ça tremble. »
Tout le cosmique rit pendant que la cuisse s’étire. Le corps se libère à sa manière. Je t’aime, je t’aime, ça s’aime. Gratitude à ce yoga tantra, yoga de la jouissance. Et cette observation précieuse : quand l’abandon est total, ça rit, ça lâche tout, et à ce moment-là, plus aucune pensée. 🦋
Assis, le dos droit, la tête droite, chacun ressent un alignement, un état modifié de conscience, une forme de disparition de l’identité, du moi, du je, des pensées. Certains pourraient dire : la nature de Bouddha, la pleine conscience. Cet état est associé au son de la cloche. Puis, avant de rouvrir les yeux, une dernière magie : à trois, nous allons créer une réalité visuelle à partir du non localisé et vivre ce jeu vidéo en 3D. Des couleurs, des formes, des objets apparaissent, et la conscience observe tout cela. ✨
De cette méditation est née la Théorie de la Création de la Réalité
Ce soir, une phrase du yoga a donné la clé : à trois, nous allons créer une réalité visuelle à partir du non localisé. Créer, au lieu de subir. Rouvrir les yeux comme on allume un jeu vidéo en 3D, avec la conscience qui observe les couleurs et les formes apparaître. 🌟
La méditation a prolongé cette intuition. Quand ça respire à travers moi, quand un seul souffle de vie anime tous nos corps, le monde se révèle comme une expérience partagée, rêvée par une même conscience. Et ce que nous choisissons d’accueillir, la paix, la douceur, la gratitude, devient la matière de notre réalité.
Être la paix, c’est créer un monde de paix. Remercier le paradis, c’est l’incarner. Voilà le cœur de la Théorie de la Création de la Réalité, que vous pouvez explorer plus en profondeur ci-dessous. 💫
✨ La Théorie de la Création de la Réalité
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J’inspire tout l’amour de l’univers dans mon coeur, et j’expire dans les mains et les pieds tout l’amour de l’univers.
Un seul souffle de vie dans tous nos corps.
Plus qu’un yoga, c’est une pratique de jouissance, un temps pour soi.
Les retours du Nous
Le son et les chants
Avant même la première cloche, le Nous s’est rassemblé dans l’amour, depuis l’île de La Réunion jusqu’au cœur de la France. Pendant les chants indiens, les mantras ont résonné jusque dans le chat.
- « Alexandre et le NOUS, gratitude de se rencontrer dans l’ Amour » — marie anne
- « Jaya Seeyaram Jay Jay Hanuman ❤️🔥 » — Préma
- « Hare Ram Ram Sitaram Ram Ram ❤️🔥🎊💛 » — Préma
- « Gratitude merci beaucoup magnifique » — Valérie
- « oui, le son est parfait » — marie anne
« Avec les 3 h00 de décalage horaire je suis dans le moment présent, c’ est essentiel de permettre l’ ouverture du coeur pour accueillir et libérer ici et maintenant en conscience » — marie anne
Le yoga
Le « je t’aime, ça s’aime » lancé pendant les étirements sur le dos a trouvé un écho immédiat.
- « Merci beaucoup pour ce beau yoga » — Valérie
- « Vous êtes tous beaux et belles resplendissants (tes) » — marie anne
« CA S’Aime/ » — acnaib
La méditation
Le souffle unique partagé dans tous les corps a touché les cœurs, comme en témoignent ces retours.
- « Merci merci merci 🙏❤️je m’aime et je vous aime gratitude » — Valérie
- « Gratitude 🙏je t’aime » — Sandrine
- « Je taimme » — Ramda
« Gratitude infinie pour ce souffle de Vie en c h oeur ❤️🥰 je t’aime🙌 » — Dona
Les adieux
Et le cercle s’est refermé dans la tendresse, la langue créole et les baisers.
- « Coucou Préma, je t’ aime. Mi aime zot toute » — marie anne
- « Mi aime a Ou 🎊❤️🔥🥰 » — Préma
- « je t’aimeuuuh » — Sylviane
- « Gratitude 🙏je t’aime❤️ » — valerie
- « Bisous » — Typhaine d’Amour
« CA Sème/ merciS » — acnaib
Thèmes : souffle de vie · abandon · gratitude · méditation silencieuse · yoga tantra · détox · paix · présence

