
Cet article est la synthèse de la séance de Yoga Anatman du 29 juillet 2026, une matinée où le rire cosmique a rencontré les larmes de l’éveil, où chaque expiration est devenue une porte vers l’absolu.
Il y a des matins où le tapis se transforme en autel. Où la respiration cesse d’être un automatisme pour devenir un rituel d’abandon. 🌅 Ce mardi-là, quelque chose s’est joué de particulier dans le silence habité de la pratique.
Vous connaissez cette sensation ? Cet instant où vous fermez les yeux et où, tout à coup, le mental cesse sa course folle. Où le futur ne tire plus, où le passé ne pèse plus. Où il ne reste que maintenant. ✨
C’est exactement ce qui s’est produit pendant cette séance. Une réalisation a émergé, portée par le souffle et les postures, si limpide qu’elle en devenait vertigineuse : il n’y a que du maintenant. Un seul. Toujours le même. 🕊️
Quand le rire et les larmes deviennent la même porte
Étrange paradoxe, n’est-ce pas ? Apprendre à disparaître pour enfin apparaître. Apprendre à mourir pour enfin vivre. 🦋 Cette séance a tissé, fil après fil, une tapisserie de réalisations dont chaque motif ramenait au même centre : l’instant présent.
Le corps s’est étiré, la colonne s’est déployée, les tensions du crâne ont fondu sous les pouces. Et puis, quelque part entre la dragonne et la balançoire olympique, une machine à rire s’est mise en marche. Sans personne pour la faire tourner. C’est l’univers qui riait à travers ces corps allongés. 💫
Suivez-moi. Je vais vous raconter, minute après minute, comment cette matinée a transformé un simple yoga en élixir d’éveil.
L’enseignement du matin
Il y a une phrase, une seule, qui résume toute la séance : « Il n’y a qu’un seul maintenant. » ✨
Alexandre l’a répétée, tournée, retournée, comme on caresse une pierre précieuse pour la faire briller sous tous ses angles. Nous avons été programmés, conditionnés, à croire qu’il existait un après. Un futur. Une suite. Mais c’est une illusion d’optique de l’esprit. Ça n’existe pas en vrai.
Cela ne veut pas dire arrêter de planifier. Cela ne veut pas dire renoncer aux objectifs, aux étapes, aux prévisions. Ce serait naïf. Cela veut dire quelque chose de bien plus subtil : choisir de vivre maintenant, même quand on planifie. 🌿
Une fois qu’on a fait son objectif, une fois qu’on a posé ses étapes, il reste quatre-vingt-dix-neuf pour cent du temps à vivre. Et ce temps-là, il ne se vit que dans le maintenant. C’est le fameux pouvoir de l’instant présent.
« Toute ma vie est une somme de maintenant. Personne n’a jamais pu ressentir après ou avant. »
Puis vient la deuxième couche de l’enseignement, plus radicale encore. Maintenant, c’est le domaine de l’absolu. 💫 Tandis que le futur et le passé appartiennent au relatif — au je, au moi, à l’identité, à toutes les pensées qui encombrent.
Il ne s’agit pas de renier l’identité relative. Il ne s’agit pas non plus de se perdre dans l’absolu. Il s’agit de choisir en conscience le mode adapté. Et de vivre les deux en même temps. Maintenant.
Le rire et les pleurs deviennent alors des portes d’accès. 🦋 Impossible de pleurer dans le futur. Impossible de rire dans le passé. Ces deux mouvements émotionnels sont des marqueurs de présence, des balises qui indiquent : ici, c’est maintenant, c’est vivant, c’est réel.
Et puis la réalisation ultime, celle qui fait trembler : apprendre à disparaître égal apprendre à vivre. 🕊️ Dès qu’on s’identifie au je, au moi, à l’ego, au corps même, un système de survie se met en place. Naturel. Nécessaire. Mais qui empêche le grand lâcher-prise.
En refusant de disparaître, on refuse de vivre. En acceptant de mourir symboliquement, à chaque expiration, on accepte pleinement la vie. Et la vie, alors, se met à vivre à travers ce corps. Plus rien à faire. Plus rien à devenir. Juste être maintenant. 🤍
C’est ça l’amour, en définitive. L’accueil total de tout ce qui est. Voilà la définition la plus juste que la séance ait offerte. ✨
Réalisations pendant le Yoga Anatman
🎁 Cet extrait de 10 minutes des réalisations de la séance vous est offert par ANATMAN TV.
Tout a commencé par un son individuel. Chacun sa vibration, chacun sa fréquence. 🌿 Le son n’est pas ici un exercice vocal — c’est un rituel de disparition. Le pratiquant lâche son identité dans le souffle et laisse place à ce qu’Alexandre appelle « le yogi interne ».
Puis vient le premier mantra, celui qui ouvre la porte : « Je libère dans l’amour ». 💖 Tous les programmes, toutes les mémoires, tous les conditionnements, toutes les forces invisibles qui empêchent l’abandon au yogi interne, qui empêchent de prendre soin de soi, qui empêchent d’habiter le corps physique, les sensations, les émotions. Tout est déposé.
« C’est un rituel d’abandon, de faire un son individuel qui vous permet de disparaître et de laisser place au yogi interne. »
Les mains montent aux joues. Les mâchoires s’étirent comme un réveil-matin intérieur. ✨ Les pouces dessinent des cercles à la base du crâne, juste sous Bindou, ce point subtil où les tensions se cachent depuis des années sans qu’on les remarque. Et soudain, la réalisation : « Ah mais oui, il y a une tension là ». Une nouvelle posture révèle toujours de nouvelles tensions. C’est le grand cadeau du yoga régulier.
Puis les bras s’élèvent. Les mollets se contractent, les cuisses, les fessiers. Le corps monte sur les doigts de pied, suspendu par les poignets à des cordes invisibles. 🌟 Imaginez : des vertèbres qui se détachent une à une, doucement, comme si la colonne retrouvait son alignement sacré. Le regard reste en face. Le dos droit. La tête droite. Et ça monte, ça monte, ça monte, jusqu’à ce que ça brûle.
C’est à ce moment précis qu’apparaît le deuxième niveau : celui où il n’y a plus personne. Où le pratiquant s’est fondu dans la posture. Où seul reste le yogi interne, à sa besogne millénaire. 🕊️
Les pouces se crochètent en arrière. La posture s’inverse doucement, comme une porte qui pivote sur ses gonds. Descente millimétrique, remontée millimétrique. Chaque vertèbre reprend sa place. Chaque cellule du bas du dos et des cuisses se réveille.
Vient alors le grand OM grave, celui qui enracine. 🌱 Les pieds deviennent des racines. Les jambes s’ancrent. Le bras droit monte, le corps s’incline à gauche. Étirement de la colonne sur le côté. Puis le cou fait ses cercles, et le masseur interne — cette intelligence corporelle qui sait exactement où appuyer — fait son travail. Le pratiquant n’a plus qu’à s’abandonner.
Les tensions du cou s’évanouissent une à une. Le menton touche le torse. Les grands ronds descendent jusqu’en haut des fesses. Ce n’est plus juste la tête qui tourne — c’est tout le corps qui s’étire. 💫
« Avec la réalisation, une pratique d’étirement chaque jour permet vraiment d’enlever toutes les tensions. »
Puis les bras s’ouvrent en croix. Les mains poussent des murs invisibles à gauche et à droite. Et vient le mantra d’amour : « Je t’aime », dit à la vie. 💖 Envoyez plein d’amour à la vie, et vous sentirez la vie vous renvoyer cet amour. C’est évident, dit Alexandre. Tout ce qu’on aime nous aime.
Puis, plus intime encore : « Je t’aime, moi ». Gratitude de s’aimer soi-même. Combien d’entre nous ont-ils appris cela ? Cette posture des cinq tibétains, mains dans le bas du dos, colonne étirée en arrière — elle devient le contenant d’un serment à soi. 🌿
La séance descend. La flexion avant, millimètre par millimètre, révèle le poids du corps, le poids de la tête, la sensibilité retrouvée. Et là, le grand cadeau : si ça pleure, ça pleure. Le pratiquant s’autorise à tout lâcher, à accueillir toutes les émotions et toutes les sensations. 🤍 La sensibilité naturelle revient. Le vrai visage réapparaît.
Puis la grenouille, la respiration du feu, le bassin qui oscille en grands cercles fluides. Le corps est prêt. C’est là que la tasse d’élixir apparaît — thé vert au citron, informé par un son individuel. Chacun signale au thé qu’il existe. Chacun devient ordonnateur de la matière. ✨
Et c’est alors que le grand enseignement du matin s’invite. Une réalisation limpide, qui coule comme de l’eau claire. Écoutez bien.
« Le grand secret de l’éveil est dans cette expiration, ce lâcher prise infini, absolu, qui peut amener jusqu’à l’apnée et même jusqu’à des états de samadhi. »
Puis le mantra du jour : je libère dans l’amour toutes les forces invisibles qui m’empêchent de m’abandonner totalement à l’instant présent. Tout ce qui veut faire croire que le temps existe. Tout ce qui projette dans un après imaginaire. Tout ce qui empêche de vivre maintenant les sensations et les émotions.
Le néocortex préfrontal — cette merveille évolutive qui nous permet de planifier, prévoir, imaginer — est aussi ce qui nous empêche d’être là. Alors la pratique crée un bouton pause. Un espace où il devient permis, enfin, de vivre maintenant. 🕊️
Le chat et la vache déroulent leur danse ancestrale. La dragonne s’installe, jambe droite en avant, épaules alignées sur les mains. Trois minutes de repos où le corps fond dans le tapis, où le pratiquant devient le tapis qu’il a toujours été en fait. 🦋
Puis la dragonne à gauche. Puis l’abandon sur le dos. Puis la jambe droite qui monte à la perpendiculaire. Et c’est là que la machine à rire se déclenche. 💫
« Notez que ça rit et qu’il n’y a personne qui rit. Ça rit sans personne. Comprenne qui pourra. »
La cuisse brûle. Et Alexandre transforme cette brûlure en plaisir. « J’aime l’effort physique », dit-il. « J’adore l’effort physique ». Reprogrammation olympique. 🌟 Là où il y avait de la fuite, on remplace par du plaisir. Là où il y avait de la fuite, on remplace par de la volonté. Je suis libre de tout reprogrammer.
Puis la jambe gauche. Le bas du dos bien plaqué au sol. Et le rire cosmique revient, plus profond. Ce n’est plus quelqu’un qui rit. C’est l’univers qui rit. C’est la vie qui rit à travers ce corps. Et plus je suis la vie, plus c’est la vie qui va vivre dans ce corps. ✨
La réalisation la plus subtile arrive alors, à voix presque basse. Ce n’est pas je qui disparaît. C’est l’illusion d’être individualisé qui disparaît. Il n’y a jamais rien eu à perdre. Pour perdre, il faudrait déjà exister. Rien n’est à vous. Même vous n’êtes pas à vous. 🤍
Reconnexion au samadhi orgasmique du 26 août 2013. Gratitude. La jambe tremble, fait antenne, régule et harmonise. Puis la posture du nageur, bras étirés en arrière. Et un dernier mantra, double : je libère dans l’amour tout ce qui m’empêche de rire. Je libère dans l’amour tout ce qui m’empêche de pleurer. 💖
Car rire et pleurer sont la même porte. Tous les deux ne peuvent se vivre que maintenant. Impossible de pleurer dans le futur. Impossible de rire dans le passé. Ces deux vagues émotionnelles sont les ambassadrices de l’absolu. 🌅
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Le grand secret de l’éveil est dans cette expiration, ce lâcher prise infini, absolu.
Notez que ça rit et qu’il n’y a personne qui rit. Ça rit sans personne.
Apprendre à disparaître égal apprendre à vivre.
Les retours du Nous
Gratitude apaisée
« Gratitude apaisée 💖💖💖🫂🙏 » — Sandrine
Un seul message, mais tout est dit. La gratitude, quand elle devient apaisée, cesse d’être une émotion pour devenir un état d’être. 🕊️ C’est le signe subtil que la pratique a fait son œuvre : plus rien à saisir, plus rien à défendre, juste une reconnaissance douce et silencieuse.
Thèmes : instant présent · abandon · disparition · rire cosmique · reprogrammation · absolu · yogi interne · accueil total

